09.10.2017 à 20:19

Vaud L'accusé voulait savoir qui l'avait dénoncé à la police

Un avocat voulait en savoir plus sur l'indic qui a aidé à arrêter son client. La justice ne l'a pas suivi.

de
Christian Humbert
Le téléphone du prévenu était placé sous surveillance.

Le téléphone du prévenu était placé sous surveillance.

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L'homme dont le procès s'ouvre aujourd'hui à Lausanne a bien failli y échapper. Accusé de trafic de drogue, c'est sur la base de renseignements obtenus auprès d'un indic de la police qu'il a été confondu. Un procédé que son avocat, Me Loïc Parein, n'a pas apprécié. L'homme de loi a sollicité le Tribunal cantonal pour connaître l'identité de celui qui avait dénoncé son client, sans succès. Pour les juges, il s'agit de protéger ceux qui collaborent avec la justice.

Les faits remontent à fin 2016. En novembre, une enquête est ouverte contre le prévenu pour infraction grave à la loi sur les stups. Interpellé, le suspect a été placé en détention. Mais l'homme veut savoir qui l'a «vendu». A travers son avocat, il a demandé le nom de la «source confidentielle» de la police et les conditions dans lesquelles les renseignements ont été fournis. En fait, son natel a été surveillé après que l'indic a rapporté que ce compatriote était actif dans le trafic de cocaïne. Des infos qui ont conduit à son arrestation et à celle de ses complices.

Me Parein a exposé qu'il fallait en savoir plus sur cette source. Ce que le Ministère public a refusé: la balance risque des représailles si son nom est dévoilé. La défense a tout de même souhaité connaître les éventuels accords et promesses passés avec lui. Elle craint une pollution de l'enquête par des preuves inexploitables. Réplique du procureur: les trafiquants impliqués proviennent de pays où les indics et leurs familles risquent leur peau.

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