Banque: L'action UBS s'envole
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BanqueL'action UBS s'envole

L'action UBS a pris l'ascenseur après l'annonce des bons résultats de la banque suisse, mardi.

La banque suisse a renoué avec les profits à fin 2009.

La banque suisse a renoué avec les profits à fin 2009.

L'action UBS s'est envolée mardi matin à la Bourse suisse après la publication de résultats largement supérieurs aux attentes pour le 2e trimestre. A l'ouverture, le titre bondissait de 4,7%. Vers 09h15, il dépassait de 6,8% son niveau de la veille en clôture, à 16,76 francs.

Le numéro un bancaire avait annoncé avant bourse un bénéfice net de 2 milliards de francs au titre du 2e trimestre, alors que la moyenne des analystes interrogés par l'agence d'informations économiques et financières AWP anticipaient 1,1 milliard, et que ceux de Reuters tablaient sur un peu plus de 1,3 milliard.

Le net ralentissement du reflux d'argent a également dépassé les pronostics. Durant le trimestre sous revue, les sorties nettes se sont montées à 4,7 milliards de francs, contre des retraits de 18 milliards durant les trois premiers mois de l'année.

Au-delà des attentes

Les résultats présentés par UBS mardi sont nettement supérieurs aux attentes des analystes. Le bénéfice net du 2e trimestre s'inscrit certes en repli par rapport aux 2,2 milliards réalisés sur les trois premiers mois de l'année. Mais pour comparaison, au 2e trimestre 2009 l'UBS avait encore essuyé une perte de 1,4 milliard.

Le résultat avant impôts du trimestre sous revue est ressorti à 2,6 milliards de francs, contre 2,8 milliards pour les trois premiers mois de 2010. Le numéro un bancaire suisse a ainsi enregistré son troisième trimestre consécutif dans le vert. UBS avait en effet renoué avec les profits fin 2009 après une année de pertes.

Sur l'ensemble du 1er semestre, l'UBS a réalisé un bénéfice net de 4,2 milliards de francs. La même période de l'an dernier s'était soldée sur une perte nette proche de 3,4 milliards.

Analystes surpris

L'UBS a surpris les analystes avec ses chiffres largement supérieurs aux prévisions et une réduction notable des reflux d'argent au 2e trimestre. Les analystes interrogés par l'agence financière AWP n'anticipaient ainsi en moyenne qu'un bénéfice de l'ordre de 1,1 milliard de francs.

Comparé au trimestre précédent, la banque a seulement réalisé un recul de 9% de son bénéfice net et fait ainsi beaucoup mieux que sa rivale Credit Suisse, qui avait vu son profit baisser au 2e trimestre de 22% par rapport aux trois premiers mois de 2010, à 1,6 milliard de francs.

L'UBS a également continué à redresser la barre du côté des reflux d'argent, avec des sorties nettes de 4,7 milliards de francs, contre des retraits de 18 milliards au premier trimestre.

«Il s'agit d'un bon résultat réalisé dans des conditions de marché volatiles et reflétant les progrès accomplis en vue d'atteindre nos objectifs à moyen terme», a estimé le directeur général Oswald Grübel, cité dans le communiqué de résultats.

Perspectives prudentes

Au chapitre des perspectives, l'UBS se montre prudente. «Les craintes relatives à la viabilité de la reprise économique mondiale pourraient continuer à alimenter la volatilité des marchés et les empêcher de prendre une direction précise, ce qui pourrait ralentir l'activité de la clientèle dans les différents secteurs», écrit la banque dans son communiqué de résultats.

Elle dit aussi «anticiper une baisse des revenus issus de commissions de gestion de portefeuille à cause du niveau inférieur des actifs investis à fin juin». L'UBS se dit toutefois confiante dans sa stratégie et «table sur de nouveaux progrès au cours des prochains trimestres».

Contentieux américain

L'UBS considère par ailleurs son contentieux fiscal avec les Etats-Unis comme pratiquement réglé. «Suite à l'approbation (en juin) par le Parlement suisse de l'accord passé entre les gouvernements suisse et américain, l'UBS pense pouvoir résoudre de manière exhaustive toutes les questions en suspens concernant les activités transfontalières aux Etats-Unis d'ici octobre 2010», écrit la banque.

L'accord passé entre la Suisse et les Etats-Unis permet de livrer aux autorités américaines les données bancaires de 4450 fraudeurs présumés que l'UBS aurait aidés à dissimuler des fonds au fisc de leur pays. (ats/afp)

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