Greenpeace: L'activiste suisse restera dans sa geôle russe

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GreenpeaceL'activiste suisse restera dans sa geôle russe

La justice russe a ordonné la mise en détention pour deux mois de 13 militants de Greenpeace. Accusés de piraterie après une action contre une plate-forme pétrolière dans l'Arctique, ils risquent quinze ans de prison.

Le tribunal de Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie, a refusé leur libération sous caution, justifiant sa décision par le risque de fuite. Les militants ont réfuté les accusations de «piraterie», insistant sur le fait que leur action de protestation contre la plate-forme de Gazprom était pacifique.

Un Suisse fait partie des individus maintenus en détention préventive, de même que le capitaine du navire, un Américain, ex-capitaine du Rainbow Warrior coulé en 1985 par les services secrets français.

Il est rare que des étrangers soient placés en détention préventive en Russie. Un porte-parole de Greenpeace International, le Suédois Dmitri Litvinov, fils du prisonnier politique de l'époque soviétique Pavel Litvinov et arrière-petit-fils d'un ministre des affaires étrangères de Staline, a vu sa détention préventive prolongée de 72 heures.

Les Pays-Bas s'impliquent

L'affaire impliquant de nombreux ressortissants étrangers pourrait tourner à l'affrontement diplomatique. Invoquant le droit maritime, les Pays-Bas ont demandé aux autorités russes de libérer l'équipage.

L'Arctic Sunrise, qui bat pavillon néerlandais, a été pris d'assaut la semaine dernière par un commando héliporté des garde-frontières russes, puis remorqué jusqu'à la rade de Mourmansk et mis au mouillage. Parmi les 30 individus présents sur les lieux, deux ont été arrêtés après avoir escaladé la plate-forme.

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu que les militants n'étaient pas des «pirates» mais il s'en est pris aux méthodes de Greenpeace, estimant que les militants de l'Arctic Sunrise avaient enfreint le droit international. Il a cependant laissé entendre qu'ils ne seraient pas poursuivis pour acte de piraterie.

Le projet d'exploitation d'hydrocarbures, le premier de la Russie en mer de Barents, est piloté par le groupe public Gazprom. Il doit débuter à la fin de l'année. (ats)

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