Saut à skis: L'adieu aux Jeux de Simon Ammann
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Saut à skisL'adieu aux Jeux de Simon Ammann

Le Saint-Gallois disputera samedi soir (18h30 en Suisse) son dernier concours olympique. «Je ne peux pas me permettre de me laisser gagner par les émotions», souligne le quadruple champion olympique.

Simon Ammann rêvait certainement d'aborder l'ultime grand rendez-vous de sa carrière dans de meilleures dispositions. Mais il n'a pas trouvé ses marques dans le «RusSki Center», subissant une déroute dimanche dernier sur le petit tremplin (17e) avant de chuter - certes sans mal - jeudi soir lors d'un saut d'entraînement sur le grand tremplin.

«La justice n'existe que pour le vainqueur en saut à skis. On ne reçoit aucun remerciement en tant que perdant», rappelle cyniquement le sauteur du Toggenburg, qui espérait que son aventure olympique de 2014 épouserait un tout autre scénario. «Je ne dois cependant pas me laisser submerger par de nouvelles émotions alors que le projet Sotchi 2014, qui est en place depuis trois ans, touche à sa fin», martèle-t-il.

Quoi qu'il advienne samedi soir, Simon Ammann aura marqué l'histoire de son sport grâce à ses deux sensationnels doublés olympiques réalisés en 2002 à Salt Lake City, puis à Vancouver en 2010. Le St-Gallois doit désormais se concentrer sur sa technique. Pour ne pas avoir de regrets au terme du dernier grand moment de sa vie de sportif d'élite.

Car Simon Ammann (32 ans) mise tout sur ces Jeux de Sotchi depuis le printemps 2011, lorsqu'il avait décidé de poursuivre sa superbe carrière. En janvier 2012, après une Tournée des Quatre Tremplins ratée, il avait balayé les rumeurs de retraite en confirmant qu'il continuerait au moins jusqu'aux JO 2014, organisés dans la patrie de son épouse.

Simon Ammann ne sait sans doute pas où ni quand il tirera sa révérence. Il avait laissé entendre en début d'hiver qu'il n'excluait pas de rempiler pour une ultime saison en 2014/2015. Certains estiment en tout cas qu'il rêve de s'envoler sur le nouveau tremplin de vol à ski de Planica, qui ne sera pas prêt ce printemps. Mais, pour l'heure, il souhaite simplement que la magie olympique opère une dernière fois samedi à Krasnaya Polyana, sans arrière-pensée. (ats)

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