Affaire Grégory: L'ADN a-t-il parlé? «Le résultat est mince»
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Affaire GrégoryL'ADN a-t-il parlé? «Le résultat est mince»

L'affaire du petit Grégory Villemin, retrouvé mort dans un cours d'eau français, en 1984, restera encore un mystère. L'ADN des cordelettes n'a pas parlé.

par
cbx

Le procureur de Dijon, Jean-Marie Beney, s'est exprimé mercredi dans le cadre des conclusions des recherches ADN liées à l'affaire du petit Grégory Villemin, en direct sur iTélé. Les cordelettes maintenant l'enfant, retrouvé sans vie dans une rivière en 1984, ont été analysées une seconde fois.

«Le résultat est extrêmement mince», lance le procureur, concernant les nouvelles analyses des cordelettes. «C'est un mélange d'ADN masculins très difficilement exploitable.»

Vêtements analysés

Aucune trace n'a été retrouvée sur le bonnet de l'enfant. Sur le pantalon, deux traces d'ADN féminin ont été découverts. Sur le pull de l'enfant, on relève deux types de profil ADN, un partiel, un entier, tous deux provenant d'hommes. Chaque profil trouvé, entier ou partiel, correspond à des personnes différentes.

Ces ADN ont été comparés, précise le procureur. Aucun d'entre eux ne correspond à une personne proche du dossier, qui contient 280 profils. Du matériel génétique de Bernard Laroche, cousin de la famille tué par le père de Grégory, n'a pas été retrouvé sur les scellés analysés, ce qui pourrait exclure sa responsabilité dans la mort du petit.

Le profil de l'enfant a également été retrouvé et pu être confirmé, laissant ainsi une chance à une prochaine identification des autres ADN.

Bandes-son inexploitables

Les bandes-son, dans lesquelles s'exprimaient le ou les corbeaux, n'ont pas pu être exploitées davantage.

Le bambin de quatre ans avait été retrouvé sans vie dans la Vologne, en France, en octobre 1984. Ses parents avaient été menacés durant quatre ans par un ou des corbeaux, toujours non identifiés à ce jour, avant ce passage à l'acte.

La mère de l'enfant avait un temps été soupçonnée de la mort du petit, avant d'être disculpée. Le père, croyant un cousin responsable des faits, l'avait tué. Il avait purgé de la prison, avant de recouvrer la liberté. Le ou les coupables ne sont toujours pas connus de la justice.

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