Actualisé 10.07.2006 à 23:56

L'ADN le trahit trois ans après son crime

Le crime aurait pu rester impuni. Et pourtant. Grâce à une analyse d'empreintes génétiques sur un vêtement et sur une carte de crédit volée utilisée ensuite en France, la police a pu mettre la main sur le coupable, trois ans après les faits.

Les faits remontent à mai 2003. Rentrant de chez une amie, une jeune femme se fait agresser dans le parking en sous-sol de son immeuble. Après avoir mis la main sur ses cartes de crédit, l'agresseur enferme la jeune femme dans le coffre de sa voiture et part à la recherche de distributeurs de billets. La victime ne lui ayant pas remis les bons numéros, l'homme revient, furieux et sans argent. Il se fait menaçant et oblige la jeune femme à lui pratiquer une fellation avant de prendre la fuite. Celle-ci trouvera ensuite refuge chez sa concierge, d'où elle appellera la police.

Deux éléments ont mis la police sur la trace de celui qui vient d'être appréhendé. L'ADN de l'agresseur retrouvé sur les habits de sa victime et la carte de crédit volée qui était utilisée en France. La juge d'instruction Isabelle Cuendet, en charge de l'enquête, a donc diligenté des demandes de comparaison d'ADN dans ce pays. En avril de cette année, un individu enfermé à Strasbourg a été identifié. Interrogé fin juin par deux policiers genevois, il a admis les faits en grande partie.

«Des progrès dans deux domaines ont permis d'arrêter l'agresseur, détaille Véronique Preti, chargée de communication du pouvoir judiciaire. Dans les techniques scientifiques mais aussi dans la politique judiciaire.» L'analyse de l'ADN ne serait en effet d'aucune aide sans banques de données qui centralisent ces informations. En Suisse, elle se trouve à Zurich.

David Haeberli

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