Actualisé 04.02.2019 à 23:19

Bruxelles

L'ADN met à mal la défense de Nemmouche

La défense de Mehdi Nemmouche se base sur l'absence de son ADN sur la porte du musée. Ce n'est pas une preuve, a expliqué un spécialiste de l'ADN au procès à Bruxelles.

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La justice belge a rejeté mercredi le pourvoi en cassation formé par le Français Nacer Bendrer, condamné en mars au côté de Mehdi Nemmouche pour l'attentat du Musée juif à Bruxelles. (18 septembre 2019)

La justice belge a rejeté mercredi le pourvoi en cassation formé par le Français Nacer Bendrer, condamné en mars au côté de Mehdi Nemmouche pour l'attentat du Musée juif à Bruxelles. (18 septembre 2019)

Keystone
Mehdi Nemmouche a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour la tuerie du Musée juif de Bruxelles, assortie d'«une mise à disposition» à la justice pour une durée de 15 ans. (Mardi 12 mars 2019)

Mehdi Nemmouche a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour la tuerie du Musée juif de Bruxelles, assortie d'«une mise à disposition» à la justice pour une durée de 15 ans. (Mardi 12 mars 2019)

AFP
Lundi matin, la parole reviendra d'abord au parquet fédéral, qui rappellera que Mehdi Nemmouche et son co-accusé Nacer Bendrer encourent tous deux la prison à vie. (Lundi 11 mars 2019)

Lundi matin, la parole reviendra d'abord au parquet fédéral, qui rappellera que Mehdi Nemmouche et son co-accusé Nacer Bendrer encourent tous deux la prison à vie. (Lundi 11 mars 2019)

AFP

Un expert a mis à mal lundi la défense de Mehdi Nemmouche. Selon celle-ci, il n'est pas l'auteur de la tuerie du musée juif de Bruxelles car son ADN n'a pas été retrouvé sur la porte du musée, pourtant touchée par le tueur.

«Si on ne trouve pas l'ADN d'une personne, cela ne veut rien dire. Il est tout à fait possible de toucher un objet et de ne pas laisser d'empreintes», a expliqué ce spécialiste de l'ADN, Dieter Deforce. «L'absence, ça ne veut rien dire, ce n'est pas une preuve», a-t-il ajouté.

Ces affirmations vont à l'encontre d'un des principaux arguments de la défense du djihadiste français, jugé aux assises pour un quadruple assassinat commis en 2014 au musée juif de Bruxelles. Ses avocats soulignent que les images de vidéosurveillance montrent le tueur toucher la porte du musée à plusieurs reprises.

Or, comme l'ADN de Mehdi Nemmouche n'a pas été retrouvé sur cette porte, cela prouve, selon eux, qu'il ne peut pas être l'auteur des faits. «L'ADN, c'est la reine des preuves», avaient expliqué les avocats de Mehdi Nemmouche en détaillant leur stratégie de défense au début du procès.

Jusqu'au 1er mars

Pour l'expert interrogé lundi, l'ADN ne peut être considéré comme une «preuve négative». L'accusation a pour sa part souligné que celui de deux victimes de la tuerie, qui ont elles aussi touché la porte peu avant les faits, n'avait pas non plus été retrouvé.

Mehdi Nemmouche, un délinquant multirécidiviste radicalisé en prison et passé par la Syrie, est accusé d'avoir abattu de sang-froid un couple de touristes israéliens, un jeune employé belge et une bénévole française le 24 mai 2014 au musée juif de la capitale belge. Il est jugé depuis le 10 janvier avec Nacer Bendrer, un délinquant marseillais de 30 ans soupçonné de lui avoir fourni les armes. Le procès doit durer jusqu'au 1er mars. (nxp/ats)

Un témoin reconnaît Nemmouche comme le tireur

Un témoin de la tuerie a reconnu lundi devant les assises de Bruxelles Mehdi Nemmouche, le principal accusé, comme étant le tireur. C'est la première fois que le djihadiste français de 33 ans est reconnu par l'un des témoins.

(NewsXpress)

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