Actualisé 06.05.2016 à 19:26

FranceL'ado retrouvée sous ses excréments est décédée

Les parents qui ont laissé l'état de leur fille se dégrader sans intervenir, risquent jusqu'à 5 ans de prison.

photo: Keystone/Image d'illustration

L'adolescente de 17 ans qui avait été retrouvée le 22 avril dans le coma, au milieu d'excréments et de détritus, est décédée vendredi à l'hôpital, a-t-on appris auprès du parquet. La jeune fille se trouvait dans une chambre de l'appartement familial situé à Flers (F), une localité au nord-ouest du Mans.

«Ses parents, mis en examen pour non-assistance à personne en danger et placés sous contrôle judiciaire, encourent jusqu'à cinq ans de prison», a-t-il rappelé.

Il y a quinze jours, la police avait découvert la jeune fille dans le coma, le corps maculé d'excréments avec par endroits des blessures infectées. Ses membres inférieurs étaient emmaillotés dans plusieurs couches de vêtements et le haut du corps était dénudé. Elle était en outre d'une maigreur extrême.

Le sol de sa chambre était jonché d'excréments et de détritus et dégageait une odeur pestilentielle alors que, dans les pièces voisines, ses parents vivaient dans des conditions d'hygiène normales. Les enquêteurs avaient été alertés par les pompiers que la mère avait appelés alors qu'elle «voyait sa fille dans un état critique», avait indiqué le procureur juste après la découverte.

Une autopsie est prévue

L'enquête ne fait que commencer. Une autopsie sera pratiquée pour connaître les causes exactes de la mort de l'adolescente.

La mère, âgée de 45 ans, salariée, avait indiqué aux enquêteurs qu'elle allait déposer «de temps à autre» de la nourriture dans la chambre.

Le père, 48 ans, est sans emploi. Tous deux, sans problèmes psychiatriques apparents, ont néanmoins un «comportement énigmatique» selon le procureur de la République, Hugues de Phily. Ni l'un ni l'autre n'ont pu expliquer comment ils ont pu laisser l'état de leur fille se dégrader pareillement sans intervenir.

Si la mise en examen reste la même, ils comparaîtront devant le tribunal correctionnel d'Argentan. Le code pénal prévoit une peine maximum de 5 ans de réclusion pour les faits qui leur sont reprochés. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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