Actualisé 03.07.2012 à 09:40

Peseux (NE)L'affaire de la crèche est loin d'être terminée

La directrice dénoncée en mars a été interdite d'exploitation dès le 31 juillet. Elle fera recours. Sa complice supposée va l'attaquer aux prud'hommes. La crèche pourrait être reprise par des parents.

von
Joël Espi

La directrice de la crèche des Puzzles, dénoncée il y a trois mois pour des «comportements inappropriés», ne pourra plus exercer à partir du 31 juillet. C'est ce qu'a communiqué lundi le Service de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Neuchâtel (SPAJ). Des procédures administratives et pénales avaient été ouvertes en mars contre la directrice. Les poursuites pénales avaient finalement été abandonnées.

L'avocat de la directrice a jugé cavalière cette décision. «Je l'ai apprise en consultant les médias», a expliqué Me Michel Bise. Celui-ci a déclaré vouloir faire recours contre cette sanction. Si la directrice a été interdite de contact avec les enfants depuis le mois de mars, elle s'est tout de même acquittée des tâches administratives, comme le versement des salaires. Une occupation qu'elle a effectuée sous l'observation de la SPAJ.

Une ancienne employée, «autoproclamée adjointe de la directrice» selon certains, a par ailleurs décidé de saisir le tribunal des prud'hommes contre son ancienne patronne. La femme était également accusée d'avoir dépassé certaines limites envers les enfants. Comme elle avait été licenciée en mars juste après les faits, le SPAJ n'avait pas ouvert d'enquête contre elle. La femme est actuellement sans emploi et en arrête maladie.

Pour la crèche des Puzzles, fondée par sa directrice il y a 13 ans, la fermeture ne sera pas une fatalité. Avec les départs naturels, environ la moitié des enfants ont été retirés. Mais durant l'enquête il a été question d'une association de parents qui pourraient reprendre l'établissement. La SPAJ a confirmé l'avancement du projet. «J'ai été étonné à quel point les parents s'étaient déjà informés pour cette reprise», a expliqué lundi le chef du service, Christian Fellrath.

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