Neuchâtel: L'affaire du chef de la voirie devant les juges
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NeuchâtelL'affaire du chef de la voirie devant les juges

Le procès de l'ancien chef de la voirie de Neuchâtel s'est ouvert jeudi en son absence. Il est accusé d'avoir empoché pour plus de 700'000 francs de pots-de-vin entre 2004 et 2007.

Double national, il s'est mis à l'abri en France depuis 2008. Il doit répondre de gestion déloyale des intérêts publics, de corruption passive et de faux dans les titres.

Entre 2004 et 2007, pressé par des dettes, il aurait exigé pour plus de 700'000 francs de pots-de-vin à des entreprises suisses et françaises qui souhaitaient obtenir des mandats ou des filières auprès de la voirie de la Ville.

La justice neuchâteloise juge également deux autres prévenus soupçonnés de tremper dans cette affaire de corruption, eux bien présents au procès. L'un a déclaré à l'audience avoir été «menacé» par l'ancien chef de voirie s'il refusait de verser des dessous-de- table.

L'autre, ancien cadre d'entreprise, a déclaré qu'il n'était pas complice du système de pots-de-vin mis en place par l'ancien voyer- chef. «J'ai découvert ce procédé lorsque le chef de service m'a remis des chèques de main à main. J'ai fait l'erreur d'accepter cet argent». Depuis, l'ancien cadre a remboursé 183'000 francs à ses anciens employeurs et 10'000 francs à la Ville.

Contre ce dernier, le Ministère public réclame deux ans de prison, sans s'opposer au sursis. Quant au chef d'entreprise accusé de corruption active pour avoir versé des pots-de-vin afin de décrocher la vente de 262 bennes à verre, le procureur a requis contre lui un an et demi avec sursis.

Le procès se poursuit avec les plaidoiries. Il n'est pas encore sûr que le jugement soit rendu jeudi. (ats)

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