Justice zurichoise: L'affaire Hildebrand fait une autre victime

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Justice zurichoiseL'affaire Hildebrand fait une autre victime

Le député au Grand Conseil zurichois Claudio Schmid, qui aurait organisé la fuite des informations concernant la BNS, se retire de la commission de justice du parlement cantonal.

Claudio Schmid est un ami de l'informaticien de la banque Sarasin à l'origine de la fuite.

Claudio Schmid est un ami de l'informaticien de la banque Sarasin à l'origine de la fuite.

L'élu UDC est visé par une enquête pénale pour son rôle dans la diffusion de données bancaires volées ayant conduit à la démission du président de la BNS Philipp Hildebrand.

Le président du Grand Conseil Jürg Trachsel (UDC) a fait cette annonce lors de la séance de lundi. Le Ministère public zurichois avait ouvert la semaine dernière une procédure visant M. Schmid et le député UDC au Grand Conseil thurgovien Hermann Lei.

Claudio Schmid est un ami de l'informaticien de la banque Sarasin qui a volé des informations concernant des transactions de devises menées sur le compte de l'ex-président de la Banque nationale suisse (BNS). Il a confirmé, comme décrit dans la «NZZ am Sonntag», lui avoir conseillé de ne pas toucher à ces données.

Selon ses dires, il aurait organisé une rencontre avec un journaliste du «Blick», le 24 décembre, afin de savoir dans quelle mesure le quotidien alémanique était informé de l'affaire.

L'enquête du Ministère public ne concernait dans un premier temps que l'informaticien, qui s'était dénoncé lui-même. La semaine dernière, le procureur général a annoncé que la procédure était étendue à MM. Lei et Schmid. Le conseiller national Christoph Blocher a également été entendu dans le cadre de l'enquête. (ats)

Adolf Ogi critique le rôle de l'UDC

L'ancien conseiller fédéral Adolf Ogi s'exprime de manière critique sur le rôle joué par son parti dans l'affaire Hildebrand. Il n'a «pas l'impression que l'opinion publique soit favorable à l'UDC» après le retrait du président de la Banque nationale suisse.

M. Ogi doute que la population voie le retrait de M. Hildebrand comme un succès. Ce qui importe aux gens, c'est de trouver des solutions, a-t-il affirmé lundi dans une interview à l'édition alémanique de «Migros Magazine».

Pour parvenir à ce but, un parti politique a impérativement besoin de partenaires. «Si l'on exige des autres qu'ils ne commettent aucune erreur, il faut également effectuer un parcours exempt de tout reproche.» Adolf Ogi estime que l'opinion publique attend maintenant que le rôle de tous les protagonistes de l'affaire soit exposé de manière entièrement transparente.

L'ancien conseiller fédéral se dit en outre «effrayé» par les propos tenus par Christoph Blocher dans une conférence de presse lors de laquelle il a affirmé avoir souvent menti, mais jamais dans le cadre de l'affaire Hildebrand.

Interrogé sur les critiques qu'il avaient exprimées envers son parti après le revers essuyé dans les urnes en octobre dernier, Adolf Ogi souligne que nombreux sont ceux au sein de l'UDC qui souhaitent changer de cap. Il aimeraient en particulier en finir avec le style agressif et l'attitude de donneur de leçons adoptés par la formation.

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