Ecoles suisses: L'afflux d'enfants réfugiés préoccupe les enseignants
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Ecoles suissesL'afflux d'enfants réfugiés préoccupe les enseignants

Les enseignants se disent prêts à assumer leur part de cet effort d'intégration. Mais à leurs yeux, les ressources existantes ne suffisent pas pour financer cette charge supplémentaire.

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12.08 La «Jungle» de Calais, où affluent régulièrement des migrants espérant passer en Angleterre, accueille aujourd'hui plus de 9000 personnes, soit 2000 de plus qu'en juillet.

12.08 La «Jungle» de Calais, où affluent régulièrement des migrants espérant passer en Angleterre, accueille aujourd'hui plus de 9000 personnes, soit 2000 de plus qu'en juillet.

AFP/Philippe Huguen
Parmi ces 9106 personnes recensées dans les différentes zones du bidonville par les associations l'Auberge des Migrants et Help Refugees, on compte 865 mineurs, dont 676 non accompagnés, ont précisé vendredi deux ONG actives dans le bidonville.

Parmi ces 9106 personnes recensées dans les différentes zones du bidonville par les associations l'Auberge des Migrants et Help Refugees, on compte 865 mineurs, dont 676 non accompagnés, ont précisé vendredi deux ONG actives dans le bidonville.

AFP/Philippe Huguen
24.07.2016 L'île grecque de Lesbos se trouve vidée de ses touristes alors que plus de 800'000 réfugiés sont passés par là en 2015.

24.07.2016 L'île grecque de Lesbos se trouve vidée de ses touristes alors que plus de 800'000 réfugiés sont passés par là en 2015.

AFP/Louisa Gouliamaki

Les enseignants s'attendent à un nombre croissant d'enfants réfugiés en Suisse. Certains sont traumatisés, beaucoup sont non accompagnés et ils n'ont jamais été scolarisés ou plus depuis longtemps. Pour faire face, le corps enseignant formule différentes revendications.

Tous les enfants et les jeunes accueillis en Suisse ont droit à l'éducation, à la prise en charge et à l'intégration, rappellent mercredi le Syndicat des enseignants romands (SER) et son pendant alémanique LCH. Et cela indépendamment de leur statut légal.

Les enseignants se disent prêts à assumer leur part de cet effort d'intégration. Mais à leurs yeux, les ressources existantes ne suffisent pas pour financer cette charge supplémentaire. Il est incompréhensible qu'on supprime ou réduise des postes et des ressources consacrées à l'intégration ou à l'apprentissage du français, comme le prévoient différents cantons.

L'intégration doit commencer aussi rapidement que possible, avec l'acquisition des premières connaissances linguistiques et culturelles. C'est pourquoi des mesures particulières telles que l'apprentissage du français, des services de conseil et de soutien psychologique sont nécessaires.

Informés à l'avance

La Confédération doit attribuer des fonds aux écoles, exigent le SER et le LCH. Communes et établissements scolaires doivent être considérés comme partenaires des autorités des migrations. Les écoles doivent par exemple être informées à l'avance des attributions afin qu'elles puissent élaborer localement des concepts cohérents avec le personnel nécessaire.

Ce mode de faire est aussi valable pour les expulsions. Non préparées, elles peuvent être choquantes pour tous les enfants et les enseignants qui encadrent ceux qui en sont victimes, soulignent les deux syndicats. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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