Presse: «L'Agefi» intéressé à reprendre «Le Temps»

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Presse«L'Agefi» intéressé à reprendre «Le Temps»

Le quotidien genevois, spécialisé dans l'économie et la finance, pourrait racheter le titre détenu par Ringier et Tamedia, a-t-il fait savoir mercredi.

Coactionnaire de «L'Agefi» avec le financier franco-suisse Alain Duménil, Antoine Hubert a fait part de l'intérêt de son groupe au rachat du «Temps». M.Hubert a déjà évoqué cette éventualité avec M. Duménil à l'occasion «d'une analyse des différentes options stratégiques s'offrant à 'L'Agefi'», a-t-il déclaré dans une interview mercredi à la radio publique romande RTS.

Rejoignant M.Blum, Antoine Hubert souligne que les deux titres ont en commun une certaine partie de leur lectorat, ainsi qu'un marché publicitaire, ajoute-t-il. Il y a donc un sens à les rassembler, selon lui. Tamedia et Ringier connaissent notre intérêt, a encore précisé l'administrateur délégué de Genolier Swiss Medical Network (GSMN), co-actionnaire de «L'Agefi».

Aucun des deux actionnaires du «Temps» n'était, jusqu'à présent, ouvert à entrer en discussion, a affirmé Antoine Hubert. Ce dernier suppose cependant «que des contacts vont s'établir, a-t-il précisé à la RTS.

Un seul et unique acheteur souhaité

Les groupes de presse Ringier et Tamedia ont annoncé mardi vouloir vendre le quotidien romand «Le Temps». Ils comptent céder leur participation, chacun possédant 46,2% du titre.

Les deux groupes souhaitent trouver un seul et unique acheteur. A défaut de dénicher un repreneur convaincant, chacun examinerait la possibilité de racheter la participation de l'autre.

Selon Ringier et Tamedia, un actionnaire majoritaire serait plus à même de prendre les meilleures décisions pour la pérennité et le développement du titre», ont-ils écrit dans un communiqué commun. Le tirage du «Temps» s'élève à 39'716 exemplaires. Il compte 115'000 lecteurs.

Le groupe NZZ évoqué

Dans «La Liberté» de mercredi, Roger Blum, professeur émérite de la science des médias de l'Université de Berne et président de l'Autorité indépendante de l'examen des plaintes en matière de radio-télévision (AIEP), évoque les noms d'autres repreneurs potentiels. Selon lui, le groupe de la «Neue Zürcher Zeitung» pourrait y songer.

«Le marché romand, qu'il ne connaît pas, peut lui permettre d'agrandir son bassin publicitaire», précise Roger Blum. Le groupe NZZ est, depuis l'an dernier, pour la première fois présidé par un Romand. L'an dernier, il s'est étendu en rachetant quatre petits journaux de Suisse orientale. «Le Temps» et la «NZZ» partagent en outre le même type de lectorat, estime Roger Blum.

Les autres acheteurs potentiels seraient, à ses yeux, le groupe français Hersant ou le duo Tettamanti-Blocher, à la tête de la «Basler Zeitung». «Mais on peut se douter de l'accueil que leur feraient les autorités vaudoises et genevoises», ajoute le spécialiste des médias.

Ce dernier n'exclut pas une solution mixte, avec un des deux éditeurs actuels et un groupe d'investisseurs privés. La solution n'avait pas fonctionné pour le «Journal de Genève», rappelle-t-il, mais, avec un éditeur, elle pourrait s'avérer plus concluante. (ats)

Impressum inquiet pour la qualité

Impressum s'inquiète pour la qualité, l'indépendance et l'avenir du journal «Le Temps», ainsi que pour l'emploi et la diversité des médias en Suisse romande, a-t-il indiqué mercredi matin dans un communiqué. La «procédure inhabituelle» de mise en vente publique fait particulièrement réagir le syndicat. Ce procédé, «dont on ne connaît pas la durée, crée de l'instabilité», a ajouté Impressum. Il espère qu'un groupe éditorial professionnel des médias annonce son intérêt et parvienne à trouver un accord de reprise du titre.

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