Amie aspergée d'essence: L'agresseur écope de quatre ans de prison
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Amie aspergée d'essenceL'agresseur écope de quatre ans de prison

Le Tribunal criminel de Vevey a condamné jeudi un homme de 24 ans à quatre ans d'emprisonnement, principalement pour tentative de meurtre.

En juin 2010, à Pully, un homme de 24 ans avait aspergé son amie d'essence, avant de tenter d'allumer son briquet. Le jeune homme, déjà condamné pour plusieurs actes de brigandages sur des femmes, a également été reconnu coupable de lésions corporelles simples qualifiées pour les violences infligées à son amie, ainsi que de contrainte. La peine correspond à celle qui avait été requise par le Ministère public.

Faits particulièrement lourds

Selon les juges, ces faits «particulièrement lourds» justifient la condamnation à «une peine significative». Le jeune homme, «dangereux» , a «récidivé dans la violence». A décharge, la Cour a retenu une légère diminution de responsabilité ainsi qu'une intention se limitant au dol éventuel, l'homme n'ayant pas directement cherché à tuer mais ayant accepté d'en courir le risque.

Les juges ont donné foi aux premières déclarations du condamné et de son amie, qui avaient tous deux mentionné aux enquêteurs qu'il s'était servi de son briquet. A l'audience, le jeune homme a nié l'avoir utilisé, et son amie a déclaré «ne pas pouvoir dire avec certitude» s'il lavait fait ou pas.

Relations difficiles

En couple depuis 2008, l'accusé et sa victime ont entretenu des relations difficiles, empreintes de plusieurs épisodes de violence. Quelques semaines avant les faits, l'homme avait brisé une bouteille en verre sur la tête de son amie.

Le 15 juin 2010, suite à une contrariété, l'homme a violemment insulté son amis. Selon elle, il l'aurait empêchée de quitter l'appartement en lui tirant les cheveux et en la frappant dans le dos et au front. Il aurait aussi cassé un verre en le jetant sur elle, lui causant des égratignures aux jambes.

Faire cramer

Peu après, il lui a ordonné d'aller se déshabiller dans la chambre à coucher, sous peine de «la fracasser». Comme elle ne s'est pas exécutée, il l'a poussée sur le lit et l'a aspergée d'essence en lui disant qu'il allait «la faire cramer», avant de lui attacher les mains avec du scotch de carrossier.

Il est ensuite allé chercher son briquet au salon, puis a fait tourner la roulette sans l'allumer. Après être parvenue à se libérer de ses liens, la jeune femme a réussi à lui taper sur la main, à faire chuter le briquet, puis à prendre la fuite. (ats)

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