Actualisé 10.11.2012 à 14:29

Santé

L'Aide suisse contre le sida se redimensionne

L'Aide suisse contre le sida opte pour une décentralisation de ses structures avec huit centres de coordination répartis dans toute la Suisse, mais un seul en Romandie.

Ce changement, adopté samedi à Zurich par l'assemblée générale, répond à une baisse des moyens financiers.

L'organisation a redéfini ses principaux domaines d'activités et s'est dotée d'une structure allégée. Désormais, huit centres de coordination situés à Aarau, Bâle, Berne, Coire, Lugano, St-Gall et Zurich vont coordonner la fourniture de prestations dans les régions. Un seul centre se trouve en Suisse romande, à Genève.

«Avec cette décentralisation, nous espérons mieux répondre aux besoins spécifiques des régions», a indiqué à l'ats Michael Kohlbacher, directeur de l'Aide suisse contre le sida. Alors que Genève doit faire face à des problèmes liés aux migrants en tenant compte du contexte social, Zurich est aussi confronté à une forte concentration d'hommes porteurs du VIH, cite-t-il en exemple.

Mais cette réorganisation est aussi liée à la baisse des moyens financiers mis à disposition pour la prévention du sida, précise M. Kohlbacher. Alors qu'en 2005, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) consacrait encore 10 millions de francs, cette enveloppe est passée à 7 millions en 2012, explique-t-il. Il n'a toutefois pas pu dire si la réorganisation entraînerait des pertes d'emplois au sein de son institution.

Selon ses nouveaux statuts, l'organisation entend concentrer ses activités de prévention sur les personnes à risque comme les prostitué(e)s. Elle va cibler son aide en faveur des personnes vivant avec le sida ainsi qu'à leurs proches, afin qu'elles ne soient pas stigmatisées par exemple au travail. Enfin, sa troisième mission consiste à prévenir la discrimination liée au VIH.

Chaque année en Suisse, quelque 600 personnes contractent le virus du sida et le nombre de maladies sexuellement transmissibles comme la syphilis augmente rapidement. Quatre personnes sur mille vivent avec le VIH, ce qui est deux fois plus que dans le reste de l'Europe occidentale, rappelle l'organisation.

(ats)

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