Aviation: L'Airbus A350 obtient le feu vert des autorités
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AviationL'Airbus A350 obtient le feu vert des autorités

L'A350-900, nouveau biréacteur long-courrier d'Airbus, a reçu mardi sa certification par les autorités européennes de sécurité, sésame qui lui permet d'entrer en service dans les compagnies, a annoncé l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA).

«Airbus a démontré que l'appareil répondait aux exigences de sécurité et d'environnement définies par l'AESA pour l'Union européenne», indique l'autorité dans un communiqué.

L'A350-900, équipé des moteurs Trent XWB de Rolls-Royce et capable de transporter 315 passagers sur une distance de 14.500 kilomètres, est ainsi prêt à être livré à la première compagnie cliente Qatar Airways avant la fin de l'année.

«Aujourd'hui est un jour important pour le programme A350 (...) l'A350 est certifié, ce qui ouvre la voie aux premières livraisons qui interviendront avant la fin de l'année», a déclaré Didier Evrard, directeur du programme A350 lors d'une conférence téléphonique, qui n'a pas exclu de livrer plus qu'un seul exemplaire à la fin de l'année. Il a en outre précisé que l'A350-900 recevrait le feu vert des autorités américaines «courant octobre».

Le constructeur a investi 10 à 12 milliards d'euros dans ce programme stratégique pour le groupe qui compte asseoir sa présence sur le marché des avions long-courriers actuellement dominé par les 777 et 787 Dreamliner de son rival américain Boeing.

«L'A350 XWB affiche de nombreuses technologies innovantes inédites qui font toute la différence en termes de confort passagers et de rentabilité pour les compagnies», a estimé Fabrice Brégier, PDG d'Airbus, cité dans un communiqué séparé.

Ce nouveau gros porteur est en effet le premier modèle de l'avionneur européen majoritairement fabriqué en matériaux composites à base de fibres de carbone.

Il est proposé en deux versions: l'A350-900 - celle certifiée mardi - et l'A350-1000, version allongée avec 369 sièges qui doit entrer en service mi-2017.

Le groupe prévoyait initialement une version plus petite l'A350-800 (276 sièges), qui devait entrer en service mi-2016. Mais cet appareil est sur le point d'être abandonné au profit de l'A330neo, version remotorisée de l'A330 attendu en 2017.

Le directeur de l'AESA, Patrick Ky, a souligné la maturité dans le développement de l'appareil, Airbus ayant bénéficié de l'expérience de développement de ses précédents programmes, notamment l'A380.

«Airbus et l'AESA ont (...) pu établir des méthodes de travail pragmatiques qui ont fait la preuve de leur efficacité pour la certification», a-t-il commenté.

L'avionneur européen avait annoncé mi-août que l'A350 avait achevé son «route proving», tour du monde en 20 jours destiné à tester l'avion en conditions d'exploitation réelle, au cours duquel l'avion a parcouru 151.300 kilomètres, volé durant 180 heures et fait escale dans 14 aéroports.

«Avec plus de 2600 heures de vol au total, nous avons développé et réalisé avec succès l'un des programmes d'essais les plus rigoureux et efficaces jamais élaborés pour un avion civil», a ajouté Fabrice Brégier.

Avec 750 commandes nettes, l'A350 est déjà un succès commercial qui a forcé Boeing à lancer le 777-X, version remotorisée de son gros porteur star.

L'A350 vient enfin enrichir la gamme long-courriers d'Airbus qui comprenait déjà un autre biréacteur l'A330 et le super Jumbo A380, le plus gros avion de ligne du monde capable de transporter plus de 600 passagers. (afp)

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