L'alcool, facteur de risque de fracture ostéoporotique
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L'alcool, facteur de risque de fracture ostéoporotique

PARIS - En France, chaque année, l'ostéoporose est responsable de 55.000 nouvelles fractures du poignet, 60.000 des vertèbres, 52.000 du col du fémur.

Un nombre qui double tous les 50 ans essentiellement en raison du vieillissement de la population.

Selon le dernier rapport de l'International Osteoporosis Foundation (IOF*), l'alcool fait partie des facteurs de risque modifiables de l'ostéoporose, tout comme le tabagisme, un faible poids, une alimentation carencée, un exercice physique insuffisant, un manque de calcium ou de vitamine D et des chutes fréquentes.

En effet, des études réalisées en Europe, en Amérique du Nord et en Australie montrent qu'une consommation supérieure à deux unités d'alcool par jour (soit 20g/j) augmente le risque de fractures ostéoporotiques et de fractures de hanche chez l'homme et chez la femme, probablement par une toxicité directe sur les ostéoblastes, ces cellules qui construisent le tissu osseux.

Consommer plus de quatre unités d'alcool par jour double le risque de fracture de la hanche dans les deux sexes. L'alcool semble avoir un effet délétère direct sur l'os, diminuant la densité minérale osseuse,

Dans son dernier numéro consacré l'alcool, l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (INPES) rappelle que les risques liés à l'alcool sont aussi attribuables à d'autres effets du produit, notamment une dégradation de l'état de santé général ou encore l'augmentation de la probabilité de chutes, en particulier chez les personnes âgées.

Dans le monde chez les plus de 50 ans, une femme sur 3 et un homme sur 5 sont touchés par l'ostéoporose.

L'ostéoporose se caractérise par une diminution de la densité osseuse, elle-même responsable d'une fragilité osseuse accrue. Les fractures vertébrales et la fracture de l'extrémité supérieure du fémur (col du fémur) représentent les principales complications d'une maladie qui touche plus fréquemment les femmes de plus de 50 ans; 50% des femmes ne retrouvent pas leur autonomie après une fracture du col du fémur. (ap)

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