Vie nocturne genevoise: «L'Alhambar est illégal»
Actualisé

Vie nocturne genevoise«L'Alhambar est illégal»

Sauvé il y a un an par le Conseil municipal, le lieu n'a pas d'autorisation pour faire de la restauration.

par
Renaud Bournoud

«L'Alhambar est illégal, mais, dans la situation actuelle, je ne peux qu'en prendre acte», martèle Rémy Pagani. Le magistrat en charge de l'Aménagement est désabusé. «Ce bar n'est pas aux normes de la restauration, détaille-t-il. Il y a des problèmes d'hygiène et de sécurité.»

L'Office cantonal de l'inspection des relations du travail est au courant, mais n'intervient pas en raison de la situation provisoire de l'Alhambar. Car ce haut lieu de la vie nocturne devrait disparaître au profit de la «Maison des musiques», le projet de la ville pour rénover la salle de spectacle dans les locaux de l'Alhambra.

Hic, il y a moins d'un an, la majorité du Conseil municipal a voté en urgence le maintien du bar. Rémy Pagani doit désormais présenter un projet de rénovation qui inclut l'Alhambar. «Il n'y aura jamais assez de place pour le mettre aux normes», indique-t-il.

«Le projet est dans l'impasse», résume Sarah Klopmann, cheffe de groupe des Verts. Elle rappelle qu'il s'agit d'une entreprise commerciale et non d'une association à but non lucratif bénéficiant d'une certaine tolérance. «Il est exclu de poursuivre la restauration après la rénovation», dit-elle.

«Il faut garder l'Alhambar, tranche Thierry Piguet, le président du Conseil municipal. C'est l'un des rares lieux où les gens se mélangent encore.» Le socialiste estime qu'il faut redimensionner le projet de la «Maison des musiques» pour pouvoir mettre l'Alhambar aux normes.

Ton opinion