L'Allemagne en pleine confiance
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L'Allemagne en pleine confiance

Un jeu percutant, une défense fiable, un Podolski retrouvé: la Mannschaft a marqué les esprits.

Depuis dimanche soir, la folie de l'Euro s'est emparée de l'Allemagne, à la faveur du succès, très convaincant, de l'équipe nationale face à la Pologne (2-0). Un match dont la retransmission a été suivie par près de 24 millions de personnes, soit quasi autant de téléspectateurs que pour la finale de la Coupe du monde 2006!

La Mannschaft a donc tenu son rang de favorite, et tout un peuple se prend à rêver, déjà, à un quatrième titre européen. Il faut dire qu'avec Ballack en grand stratège, un Torsten Frings inépuisable et des latéraux (Lahm et Jansen) évoluant dans le registre du Brésilien Roberto Carlos, l'Allemagne est solidement armée.

Cerise sur le gâteau, elle a retrouvé un Lukas Podolski des jours de fête. Auteur d'un doublé contre son pays natal, «Prinz Poldi» est décidément l'homme des phases finales. Un peu terne, souvent blessé ces deux dernières saisons, le jeune (23 ans) attaquant du Bayern Munich, qui avait crevé l'écran au Mondial 2006 (3 buts), a «décidé du sort du match, et pas seulement avec ses deux buts», résume le capitaine, Michael Ballack. Podolski symbolise l'audace offensive de la Mannschaft millésime 2008. Joachim Löw, adjoint de Jürgen Klinsmann au Mondial, aujourd'hui «en première ligne», a entretenu le souffle offensif initié par «Klinsi». Ce que le coach de la Pologne, Beenhakker, a appelé «la révolution allemande».

(afp)

«Gardons les pieds sur terre»

L’entraîneur allemand, Joachim Löw, a goûté la victoire probante de ses troupes, mais tient à doucher tout enthousiasme précipité. «Il y a toujours un courant qui vous submerge quand vous êtes assis sur le banc pendant un match. Il y avait une grande ambiance, a-t-il souligné. Mais je crois qu’il faut garder les pieds sur terre. A la fin de la première mi-temps, nous avons trop reculé, notre organisation n’était pas terrible, et nous avons trop souvent perdu le ballon. On a encore des progrès à faire. Il y a un long chemin devant nous.»

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