Défense: L'Allemagne pourrait réduire son armée
Actualisé

DéfenseL'Allemagne pourrait réduire son armée

Le ministre allemand de la Défense estime que la Bundeswehr pourrait réduire de plus de 20% le nombre de ses soldats professionnels.

Karl-Theodor zu Guttenberg, ministre allemand de la Défense, souhaite que la Bundeswehr réduise de plus de 20% le nombre de ses militaires professionnels.

Karl-Theodor zu Guttenberg, ministre allemand de la Défense, souhaite que la Bundeswehr réduise de plus de 20% le nombre de ses militaires professionnels.

«La chancelière m'a confié pour mission de travailler d'ici à l'automne sur une série de propositions. Parmi celles-ci figure l'hypothèse de réduire jusqu'à 40.000 le nombre de militaires professionnels», a déclaré le ministre Karl-Theodor zu Guttenberg dans une interview publiée jeudi par le quotidien économique Handelsblatt.

Selon les chiffres officiels, la Bundeswehr compte actuellement quelque 187.000 soldats professionnels et près de 63.000 conscrits.

«Il n'y a pas de mesure dont on ne puisse discuter»

Le Parlement allemand vient tout juste de décider de réduire la durée du service militaire obligatoire de neuf mois à six mois, mesure qui sera appliquée à partir du 1er juillet.

M. zu Guttenberg, dont l'idée d'une abolition pure et simple du service militaire obligatoire a suscité de vives critiques au sein de la coalition, estime «qu'à la tête du gouvernement il n'y a pas de mesure dont on ne puisse discuter».

Un pays moins protégé

Le ministre, pour qui la Bundeswehr doit être réformée pour être plus souple, précise cependant qu'on ne pourrait aller au-delà d'une réduction de 40.000 hommes sans porter atteinte aux capacités militaires du pays.

«Si on compte en plus sur l'abandon de l'incorporation de conscrits, nous approchons du minimum de 150.000 soldats», a-t-il ajouté.

Le ministre estime également que des économies doivent être faites en matière d'achat de matériels. «Nous devons nous poser la question de savoir si nous avons vraiment besoin de produire nous même tout ce dont nous avons besoin», ajoute-t-il. (afp)

Ton opinion