Actualisé 24.11.2008 à 12:38

Dopage

L'AMA étudie les effets du Viagra sur les athlètes

Le patron de l'Agence mondiale antidopage, John Fahey, a reconnu que des analyses étaient actuellement en cours pour déterminer si le Viagra peut avoir des effets dopants.

L'AMA participe à une étude qui doit déterminer si la pilule bleue en forme de diamant, généralement associée au traitement des troubles de l'érection masculine, peut être utilisée comme produit dopant dans le sport, selon le New York Times.

«C'est incroyable l'intérêt que ce produit spécifique peut susciter», a déclaré dimanche le président de l'AMA après une réunion du conseil de fondation de l'agence. «Certaines déclarations suggèrent que c'est un produit dopant. Je peux simplement dire que c'est en cours d'examen.»

Le Viagra, ou citrate de sildénafil, est un vasodilatateur. Ce médicament est aussi utilisé dans le traitement de l'hypertension pulmonaire.

Concernant les athlètes de haut niveau, un rythme cardiaque plus rapide et un meilleur transport de l'oxygène vers les muscles peuvent améliorer l'endurance.

«C'est en cours d'étude, aucune décision n'a été prise et avant toute modification de la liste des produits interdits il faudra un examen rigoureux qui permettra au comité de faire une recommandation», a ajouté Fahey.

«On n'ignore pas (le problème), mais aucune décision n'a été prise et vous ne devez pas non plus interpréter ce que j'ai dit comme une possibilité qu'une décision positive ou négative soit prise quand l'examen sera achevé.»

L'AMA a par ailleurs donné aux fédérations et pays retardataires une opportunité de se conformer aux dispositions de l'agence dans son combat contre les tricheurs. Il a cependant fait clairement comprendre que la décision de l'AMA d'attendre six mois de plus avant de rédiger des déclarations de non conformité avec le code mondial antidopage était le seul délai supplémentaire qui serait accordé.

«Je dois dire qu'il y avait d'autres prolongations, je serais très, très déçu, et je pense que je me disputerais vraiment avec eux», a dit Fahey. «Oui, c'est six mois de plus, mais dans le même temps j'espère que nous en aurons beaucoup plus en conformité grâce au délai, et c'est ce qui importe.»

Fahey n'a pas voulu citer les sports ou les fédérations internationales qui ont pris du retard dans l'application du code mondial antidopage actuel, qui est entré en vigueur en janvier 2004. Un code révisé prendra effet le 1er janvier 2009. Il introduira plus de flexibilité dans l'application des sanctions.

Fahey a également remercié le gouvernement français pour sa décision de nommer un fonctionnaire qui assurera à l'avenir une liaison entre l'AMA et Interpol. (ap)

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