Soupçons de dopage: L'AMA prolonge l'ultimatum fixé au Kenya
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Soupçons de dopageL'AMA prolonge l'ultimatum fixé au Kenya

L'Agence Mondiale Antidopage a accordé une prolongation de délai donné au Kenya pour adopter une nouvelle législation et financer une agence antidopage.

Emily Chebet (au centre) a écopé de quatre ans de suspension pour usage de furosemide, le 28 novembre 2015. D'autres athlètes du Kenya sont dans l'Agence Mondiale Antidopage (AMA).

Emily Chebet (au centre) a écopé de quatre ans de suspension pour usage de furosemide, le 28 novembre 2015. D'autres athlètes du Kenya sont dans l'Agence Mondiale Antidopage (AMA).

photo: Keystone/ARCHIVES

L'Agence Mondiale Antidopage a accordé un délai d'un mois supplémentaire au Kenya - soit jusqu'au 2 mai précisément - pour se mettre en conformité avec les règlements de l'AMA, a affirmé une source au sein de l'Agence kényane antidopage (ADAK). L'AMA, qui a confirmé la nouvelle par la suite, avait donné au Kenya jusqu'au 5 avril pour adopter une nouvelle législation et financer une agence antidopage.

Les parlementaires kényans ont procédé début avril à la lecture préliminaire d'une loi qui sanctionnerait de 1000 dollars d'amende et/ou d'un an de prison les athlètes convaincus de dopage et mettrait en place une Agence kényane antidopage. Mais le texte ne pourra être adopté avant le 20 avril, les travaux de l'Assemblée étant actuellement suspendus. «Nous allons retourner devant le Parlement. Nous serons sur la même longueur d'onde lors de la deuxième lecture. Nous ne doutons pas du fait que tout se passera pour le mieux», a expliqué cette source à l'agence Reuters.

L'AMA devrait rendre sa décision concernant le Kenya le 12 mai. Le pays, géant du demi-fond dont une quarantaine d'athlètes ont été impliqués dans des affaires de dopage au cours des trois dernières années, n'avait déjà pas tenu une première date butoir, le 14 février. Cela avait conduit le président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) Sebastian Coe à menacer les athlètes kényans d'une suspension aux JO 2016. Une telle sanction semble cependant improbable, le Parlement kényan ayant désormais pris les choses en mains. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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