Les réactions politiques: «L'Amérique ouvre de nouvelles frontières»
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Les réactions politiques«L'Amérique ouvre de nouvelles frontières»

L'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis a été aussitôt saluée à travers le monde, y compris en Suisse.

Dans les messages revenaient souvent les termes de «changement» et d'»espoir», les mots clés de la campagne du candidat démocrate.

Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré que la «victoire brillante» de M. Obama soulevait «un immense espoir». «En vous choisissant, c'est le choix du changement, de l'ouverture et de l'optimisme qu'a fait le peuple américain», écrit-il dans une lettre au président élu américain.

De son côté, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré que le moment était venu «d'un engagement renouvelé entre l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique».

La chancelière allemande Angela Merkel a félicité Barack Obama pour sa victoire «historique», affirmant dans un communiqué son attachement au partenariat avec les Etats-Unis. Le ministre allemand des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a lui parlé de choix pour «le changement».

Le président chinois Hu Jintao a félicité M. Obama et a déclaré vouloir élever les relations entre la Chine et les Etats-Unis à «un nouveau niveau», évoquant une «nouvelle période historique».

Le premier ministre japonais Taro Aso a félicité Barack Obama et a promis de renforcer les relations avec les Etats-Unis, principal allié du Japon.

Le Proche-Orient se réjouit

Les relations entre Israël et les Etats-Unis sont promises à «un bel avenir» après la victoire de Barack Obama, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères Yigal Palmor.

Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a lui aussi félicité M. Obama et l'a appelé à «accélérer les efforts déployés en vue de parvenir à la paix» au Proche-Orient, a déclaré à l'AFP son porte- parole, Nabil Abou Roudeina.

Quant au mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, il a appelé M. Obama à «tirer la leçon des erreurs» des précédentes administrations, et «notamment celle de (George W.) Bush», envers le monde arabo-musulman.

L'Irak réservé

Le chef de la diplomatie irakienne, Hoshyar Zebari, a pour sa part réagi avec réserve. «Nous respectons le choix des Américains», a-t-il déclaré. «Nous ne pensons pas qu'il y aura un brusque changement politique, et il n'y aura pas un désengagement rapide américain d'Irak, car une affaire importante se joue ici», a-t-il dit.

M. Obama a annoncé pendant sa campagne qu'il entendait retirer la plus grande partie des troupes américaines d'Irak seize mois après son entrée en fonctions.

Au Kenya, pays dont le père du président élu américain était originaire, le président Mwai Kibaki a décrété jeudi journée fériée «afin de permettre aux Kényans de célébrer l'exploit historique» de Barack Obama. «La victoire du sénateur Obama est la victoire de notre pays, en raison de ses racines, ici au Kenya», a déclaré M. Kibaki.

Kogelo, le village de la grand-mère paternelle de Barack Obama dans l'ouest du Kenya, a accueilli dans la liesse l'élection du sénateur de l'Illinois.

«L'Afrique, aujourd'hui, est fière de vos résultats, et attend avec intérêt de fructueuses relations de travail», a pour sa part déclaré le président sud-africain Kgalema Motlanthe.

Le président mexicain Felipe Calderon a félicité Barack Obama de «son triomphe». M. Calderon a confiance en «l'émergence d'une nouvelle étape de progrès dans la relation entre les deux pays», selon un communiqué de la présidence mexicaine.

La Colombie, premier allié des Etats-Unis en Amérique latine, félicite M. Obama et lui «réitère sa disposition à continuer à travailler sur des thèmes communs», a annoncé le ministère colombien des affaires étrangères.

Berne salue le choix Obama

Côté suisse, le président de la Confédération a qualifié l'élection de Barack Obama de «choix de l'avenir». En élisant un président noir et un vice-président catholique, «l'Amérique a montré qu'elle était capable d'ouvrir de nouvelles frontières», a-t- il déclaré.

La conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey se réjouit pour sa part du «changement de méthode» qui va être insauré à la Maison Blanche.

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