L'ancien inspecteur écope de 2 ans avec sursis

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L'ancien inspecteur écope de 2 ans avec sursis

Un ancien inspecteur de la police judiciaire lausannoise de 41 ans a été condamné mercredi à 2 ans d'emprisonnement avec sursis par le Tribunal correctionnel de Lausanne.

Il a notamment utilisé sa fonction pour contraindre une prostituée à lui offrir une passe gratuite.

L'homme a été reconnu coupable d'abus de pouvoir et de détresse, et a également été condamné pour une entrave à l'action pénale et une escroquerie. Plusieurs autres accusations ont été abandonnées, au bénéfice du doute ou en raison de l'écoulement des délais de prescription.

Culpabilité «lourde»

Selon les juges, la culpabilité du condamné est «lourde». L'homme, qui «n'était pas un bon policier» malgré ses bonnes qualifications n'a pas pris conscience de la gravité de ses actes. Les minimisant grandement, il a adopté une «attitude terriblement arrogante» à l'audience.

Malgré ces éléments à charge, son casier judiciaire vierge et son comportement correct depuis sa sortie de préventive lui permettent de bénéficier du sursis. Le Ministère public, qui avait requis 30 mois d'emprisonnement dont 15 ferme, est satisfait du jugement.

Procès-verbaux oubliés

A quatre reprises, entre 1999 et 2001, l'ex-policier a omis de transmettre des procès-verbaux d'infractions à sa hiérarchie, et les a conservés non-signés dans son bureau, soustrayant ainsi les personnes impliquées à des poursuites pénales. Seul l'un des cas, dans lequel il était intervenu dans l'enquête pour protéger une personne qu'il connaissait, a été retenu à sa charge.

En février 2002, l'homme a profité de sa fonction pour obtenir avec un collègue des passes gratuites de deux prostituées en situation irrégulière dans un bar de Territet (VD). Pour obtenir leurs faveurs, il leur a proposé de les protéger en les avertissant des futurs contrôles de police.

En juin 2003, enfin, il a détourné 60 000 francs du compte d'une personne âgée placée en EMS, dont il était le petit cousin. Gérant sa fortune «bénévolement», il a fait signer à la retraitée un prêt en faveur de l'une de ses amies, avant de verser l'argent sur ses comptes personnels. (ats)

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