Procès: L'ancien official risque la prison ferme
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ProcèsL'ancien official risque la prison ferme

L'ancien official de l'Evêché de Lausanne, Genève et Fribourg risque 30 mois de prison dont 12 ferme pour escroquerie, abus de confiance et faux dans les titres.

Telle est la peine requise lundi par le Ministère public devant le Tribunal pénal économique de Fribourg.

L'accusation ne s'est pas opposée au sursis partiel, mais a plaidé pour la période de mise à l'épreuve la plus longue possible, soit le sursis pendant 5 ans. L'accusé, qui a été official de 1991 à 2003, ne s'est pas présenté à l'audience.

Après une brève délibération, le tribunal a accepté de le dispenser mais a souhaité qu'il se présente lundi après-midi pour le dernier mot auquel il a droit. La cour l'a néanmoins d'ores et déjà dispensé au cas où il ne se présenterait pas.

«Manoeuvres machiavéliques»

«Sa faute est lourde, les faits sont exceptionnels et graves», a dit le représentant du procureur général Raphaël Bourquin. L'ecclésiastique a utilisé sa position pour gagner la confiance de ses victimes, l'exploiter et en abuser, recourant pour ce faire à des «manoeuvres machiavéliques».

Pour fixer la quotité de la peine, l'accusation a tenu compte de l'état de santé de cet homme souffrant d'épilepsie. Le Ministère public a cependant noté qu'il en souffre plus depuis le début de ses ennuis judiciaires et que pendant les sept ans ayant précédé, il n'a eu aucune crise. Il a admis une diminution de responsabilité pénale de 25 %.

Mystère sur les mobiles

Les mobiles de l'accusé restent un mystère. Certes l'homme a aimé la vie opulente, les voyages, les cadeaux et eu un bel appartement. Il a en outre transféré 150 000 francs à sa famille au Pérou. «C'est une des explications», dit le substitut du procureur général.

Ce dernier a souligné la grande habileté de l'homme. L'ancien official n'a reconnu que les faits qu'il ne pouvait pas contester, pour le reste il s'en est remis à la justice. A l'accusation donc de «faire le travail» et d'apporter la preuve. L'accusation a retenu un montant de 550 000 francs détournés au détriment de l'Evêché, de la fondation Marguerite Bays ainsi qu'à celui de son ancienne pupille. (ats)

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