Actualisé 08.08.2017 à 13:05

Valais

L'ancien porte-parole de la police conteste sa peine

Jean-Marie Bornet avait été condamné pour avoir prêté une arme à son fils, pour du tir sportif. Il a fait appel et comparaîtra à la rentrée.

de
Christian Humbert

Son anniversaire aura un goût amer: c'est en effet le jour de ses 51 ans, en septembre, que Jean-Marie Bornet va comparaître devant un tribunal valaisan. L'ancien porte-parole de la police cantonale aurait pu éviter cette épreuve. Mais l'ex-candidat au Conseil d'Etat valaisan a fait opposition à sa condamnation pour infraction à la législation sur les armes, prononcée par un procureur. Jean-Marie Bornet avait écopé d'une peine de 20 jours-amende avec sursis et d'une amende de 800 francs pour avoir prêté à son fils, pour du tir sportif, un pistolet Sig Sauer P226.

Or, toute personne détentrice, ou même porteuse, de ce type d'armes doit être titulaire d'un permis d'acquisition. Le fils de Jean-Marie Bornet n'en avait pas et n'en avait jamais fait la demande. Le procureur a estimé que son père ne pouvait l'ignorer. Comme le pistolet était toujours à son nom, c'est donc lui qui a été sanctionné.

Cette affaire est sortie après que le fils avait été condamné pour avoir exhibé et fait usage de cette arme, notamment dans le cadre d'un conflit avec sa copine. L'arme était entreposée dans l'armoire à vêtements du jeune homme.

Passionné de chasse, l'ancien policier ne risque toutefois pas de perdre son permis pour cette activité, même si la condamnation est confirmée. Le délit retenu n'entre pas dans les critères entraînant le retrait d'un tel permis, explique le service valaisan de la chasse.

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