Actualisé 19.01.2011 à 07:13

France

L'Angolagate débute devant la cour d'appel

Le procès en appel de l'Angolagate, un trafic d'armes présumé vers l'Angola dans les années 90 doublé d'un imbroglio politico-financier, a commencé mercredi matin à Paris.

L'ex-ministre Charles Pasqua et l'homme d'affaires Pierre Falcone sont les prévenus vedettes du procès.

L'ex-ministre Charles Pasqua et l'homme d'affaires Pierre Falcone sont les prévenus vedettes du procès.

Les trois premiers jours d'audience devraient être largement consacrés à des points de procédures soulevés par la défense, qui a par ailleurs cité une vingtaine de témoins, dont l'ancien président Jacques Chirac, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin et l'actuel ministre de la Défense Alain Juppé.

L'homme d'affaires Pierre Falcone et l'ex-ministre Charles Pasqua sont les prévenus vedettes du procès.

L'homme d'affaires franco-israélien d'origine russe Arcadi Gaydamak figure aussi parmi la vingtaine de prévenus ayant fait appel de leurs condamnations prononcées en 2009 par le tribunal correctionnel. Mais étant en fuite, il est hautement improbable qu'il se présente à la cour.

Le businessman franco-angolais Pierre Falcone, lui, n'aura pas d'autre choix que de venir, puisqu'il est détenu à Fleury-Mérogis (banlieue parisienne) depuis sa condamnation à six ans de prison ferme pour commerce illicite d'armes, abus de biens sociaux et trafic d'influence.

Avec Gaydamak, il est poursuivi pour avoir organisé une vente d'armes à l'Angola, de 1993 à 1998, en pleine guerre civile, pour un montant de 790 millions de dollars, gagés sur les recettes futures du pétrole.

Vente jugée illicite

L'accusation estime cette vente illicite, car n'ayant pas été autorisée.

La défense, tout comme l'Angola que toute cette affaire indispose, affirme qu'elle n'avait pas besoin d'autorisation, puisque les armes avaient été vendues par une société slovaque et n'avaient pas transité par la France.

Quant à l'ancien ministre français de l'Intérieur, le sénateur Charles Pasqua, 83 ans, il sera là, assure son avocat, Me Léon Lef- Forster, bien décidé à démontrer «le caractère totalement infondé» des accusations de trafic d'influence qui lui ont valu une condamnation à trois ans de prison dont un ferme en première instance.

Dans cette affaire, comme dans plusieurs autres, l'ancien ministre s'estime victime de basses manoeuvres politiques.

(ats)

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