slalom: L'antidote aux rodéos routiers

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slalomL'antidote aux rodéos routiers

Sur les routes, les accros de vitesse mettent des vies en danger. Alors que des compétitions ouvertes à tous leur tendent les bras.

par
jfz
Notre journaliste au volant de la Suzuki Swift Sport.

Notre journaliste au volant de la Suzuki Swift Sport.

Les épisodes tragiques où des jeunes qui se «tiraient la bourre» sur la route ont fini, au mieux, à l'hôpital se multiplient. Pourtant, depuis des années, des compétitions officielles sont ouvertes aux concurrents non licenciés, permettant à tout un chacun de se défouler au volant dans un cadre sécurisé. Pour y participer, il suffit de s'inscrire et de se présenter au départ avec sa voiture de tous les jours et un casque.

Outre la bonne dose d'adrénaline que ça procure, prendre le départ d'un slalom permet de se mesurer à d'autres pilotes amateurs sans faire courir de risques aux usagers de la route. Et c'est une belle occasion de découvrir les limites de sa voiture, notamment concernant la tenue de route.

Tenté? Alors suivez le guide: Alberto Tikulin, journaliste à «20 minutes», s'est glissé dans la peau du pilote d'un jour avec la complicité de Suzuki Suisse, qui a mis une Swift à sa disposition.

«Une sensation incroyable»

«Passionné de course automobile, j'ai toujours rêvé d'en disputer. Ainsi, quand on m'a proposé de piloter une Suzuki Swift au slalom de Romont, j'ai aussitôt accepté. Le jour tant attendu est enfin arrivé et, avec lui, la première douche froide... Le sport automobile n'est pas pour les lève-tard: le rendez-vous est fixé à l'aurore, 6h45 pour être précis. Peu après, au moment de me préparer, je rencontre des problèmes inimaginables pour un novice. La ceinture, qui n'est pas similaire à celle de ma voiture, n'est pas réglée et le siège baquet est trop serré pour mon gabarit. Et le temps presse: il ne reste que quelques minutes pour commencer la reconnaissance du tracé.

Puis je m'élance pour mes deux essais et là, tous les petits problèmes s'envolent. Pouvoir rouler à la vitesse que l'on veut, sans danger et sans craindre de se faire flasher, est une sensation incroyable. Je me prends vite au jeu. L'adrénaline et la concentration remplaçant la peur, même si les pneus se dégradent vite et que j'ai plus l'impression de rouler sur de la neige que sur du goudron. Pour les deux manches de course, je veux me surpasser pour éviter les abysses du classement, sans y parvenir. Je ne termine pas dernier, mais les meilleurs de la catégorie sont loin devant. Mais cela n'a aucune importance: j'ai réalisé mon rêve.»

(Alberto Tikulin)

En pratique:

QUI Tout le monde peut participer à un slalom en catégorie «local». Il suffit d’être en possession d’un permis de conduire valable, suisse ou étranger.

QUAND Il reste de nombreux slaloms à disputer cette année, dont Moudon (VD) le 10 juillet, Le Mandement (GE) le 29 août ou Lignières (NE) le 18 septembre (Calendrier détaillé ).

AVEC QUOI On peut s’inscrire en catégorie «local» avec une voiture de tous les jours, immatriculée. Si c’est une sportive, tant mieux, mais ce n’est pas une condition. Et pour le pilote, il suffit d’un casque et de vêtements longs (shorts, T-shirts et matière synthétique interdits).

COMBIEN Compter 200 fr. pour l’inscription à la course, plus 30 fr. pour la licence d’un jour.

COMMENT Pour ceux qui n’ont jamais vu un slalom, mieux vaut être encadré. N’hésitez pas à contacter l’organisateur, qui sera de bon conseil.

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