Escapade: L'antique Athènes titille nos envies trendy
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EscapadeL'antique Athènes titille nos envies trendy

Trois jours au soleil, ça ne se refuse pas, surtout dans une ville à l'âme paradoxale. Récit.

par
Stéphanie Billeter
Le fameux, le grandissime Parthénon.

Le fameux, le grandissime Parthénon.

L'Union européenne n'a pas encore validé son aide financière colossale à la Grèce que c'est décidé, ma carte de crédit va aider à rembourser une partie de la dette hellénique. Direction Athènes, c'est capital. Au centre, le Parthénon. Toujours en position dominante depuis l'Acropole. Et ça fait 2500 ans que ça dure.

A part ce symbole d'un riche passé, la ville ne croule pas sous les ruines. Des églises byzantines côtoient des bars plus tendance les uns que les autres, que la crise n'empêche pas d'être pleins à craquer. C'est là que l'on réalise que ragoter en terrasse est un sport olympique. Participons, lors de journées marathons. Forcément.

Premier jour

Atterrissage à 15 h. Chic, l'avion a de l'avance. C'est qu'on pense­ déjà terrasses. Ligne de métro directe jusqu'au centre, où j'atteins l'hôtel déjà essoufflée, L'air de rien, Athènes, ça grimpe.­ La vue sur l'Acropole redonne de l'oxygène. Et le choix de l'hôtel, dans le quartier dit trendy de Kolonaki, de l'énergie.

Premier arrêt dans l'un des nombreux bars de la rue Miloni: un café froid, bon moyen pour se fondre dans la foule. Ça ne rate pas, on me parle grec. Kalimera aussi! Et efxharisto!

Après avoir repris des forces et critiqué les passants, en route pour le splendide hippodrome des Jeux olympiques de 1896, en admirant au passage les gardes nationaux. Comme ceux de Londres, ils ne mouftent pas six heures d'affilée. Tant pis, j'irai sans eux dîner et boire un v­erre dans le quartier Psiri, le Soho athénien. Tzatziki, souvlaki, krasi et au lit!

Deuxième jour

Oups, réveil difficile, le vin grec a du caractère! Et aujourd'hui, c'est du lourd, impossible d'éviter l'Acropole, ne serait-ce qu'en souvenir de mes années de grec ancien (bien utile d'ailleurs pour déchiffrer panneaux et menus. Quoi, tout est en anglais? Et ma fierté alors?).

Avant le Parthénon, le musée! Oui, le tout nouveau Musée de l'Acropole, chef-d'œuvre architectural de Bernard Tschumi (et ce n'est pas parce que c'est un Suisse que j'insiste), où les marbres baignent dans une sublime lumière. Détail d'importance, il reste des espaces vides pour les pièces dont Athènes attend la restitution – entre autres, du British Museum.

En face du musée, une petite rue bordée de maisons blanches mène à l'entrée nord de l'Acropole (env. 17 fr). Ça grimpe. Il fait chaud. En juillet, ça doit être l'enfer. Ça grimpe toujours. Ouf, j'y suis! La vue sur la ville­ à 360 degrés vaut les marches. Les colonnes antiques aussi. Ce n'est pas tout ça, il s'agit de ne pas oublier la mission redressement de la dette... Shopping!

Dans Kolonaki, les rues Skoufa, Voukourestiou, Tsakalof alternent les boutiques de design, mode et créateurs. De quoi s'habiller pour aller se montrer dans «le» coin branché de la ville, Gazi. Autour de la bouche de métro, il y en a pour tous les goûts, de la musique à fond à l'ambiance lounge. Jusqu'au bout de la nuit.

Troisième jour

Départ dans l'après-midi, il faut se lever. Ou pas? Si: il fait beau, la lumière est motivante. Et déjà éblouissante en ce mois d'avril. Dans la série contrastes: après les bars en vogue, les pistaches tradition. Dans la rue Evripidou (non loin de Psiri) se suivent des échoppes d'épices (ne pas manquer l'Elixir, au 41), de noix (les meilleures pistaches au 61), de musique et même de casseroles!

Pour un coup d'œil à la mer, le mieux serait Glyfada et ses plages, mais le manque de temps me dirige vers le Pirée et son Microlimano (petit port), pour un verre dans l'un des (encore) nombreux bars. S'il y a une station de métro Piraeus, je choisis le taxi, plus ra­pide (même si l'envie me prend de manquer l'avion et d'aller visiter l'île d'Egine!) et peu cher si l'on tient compte de la distance (env. 15 fr. depuis le centre-ville).

Un dernier souvenir culinaire avec la boutique Zachariera tis zois (155, rue Praxitelous), qui vend depuis 1924 le fameux halva, douceur composée de graines de sésame, de sirop et de sucre, déclinée nature, miel ou chocolat. Encore une dégustation tradition? Ariston, au centre-ville (10, rue Voulis), qui depuis 1910 produit les meilleurs gâteaux feuilletés (au fromage, typique!). Mais évitez, comme moi, de l'oublier dans l'avion!

Infos, adresses et incontournables

* S'y rendre? Flybaboo propose un vol par jour depuis Genève. www.flybaboo.com

* Manger? La salade grecque est un must. Excellente (à 10 fr.) au Piniata, en plein Kolonaki (rue Iraklitou). A Gazi, la valeur sûre (à 80 fr. pour deux) reste Mamacas, au design blanc (www.mamacas.gr). Pour pas cher, les souvlakis (brochettes d'agneau): les meilleurs chez Baïraktaris, sur la place Monastiraki (Psiri).

* Loger? En phase avec son évolution tendance, Athènes voit augmenter le nombre d'hôtels-boutiques et design. Parmi lesquels le luxueux St Georges Lycabettus, au pied de la colline Lycabette (dès env. 160 fr. la double), avec une vue unique sur l'Acropole et une piscine panoramique. Y aller aussi pour boire un verre au coucher du soleil. Kleomenous 2. www.sglycabettus.gr. Et le réputé Fresh Hotel pour ses chambres design (dès env. 130 fr.). Sofokleous 26.

www.fresh­hotel.gr

* Se déplacer? Depuis l'aéroport, le mieux est le métro (env. 7 fr.), puis en ville le taxi. Comme à New York, jaune, peu cher (env. 6 fr. la course au centre) pour l'instant.

* Sortir? A Psiri (rue Karaiskaki), à Gazi (rue Voutadon). Pas de noms, les adresses changent très vite d'une saison à l'autre.

* Shopper? On revient avec «la» marque bio du moment, Korres, à la boutique mère, Ivikou 8. Et on flâne dans Kolonaki.

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