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Suisse romandeL'app des harcelé(e)s est un véritable besoin

En quatre mois, EyesUp a déjà permis à des centaines de victimes de signaler des cas de harcèlement sexuel. L'association qui a lancé cet outil va poursuivre sa promotion.

par
jfz
Dans 94% des cas portés à la connaissance de EyesUp, les personnes victimes d'actes de harcèlement de rue étaient des femmes.

Dans 94% des cas portés à la connaissance de EyesUp, les personnes victimes d'actes de harcèlement de rue étaient des femmes.

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Alors qu'elle n'a été lancée qu'en juin, EyesUp a déjà été téléchargée 1070 fois. Et l'app a permis de signaler 633 actes de harcèlement, allant de regards ou propos déplacés jusqu'aux agressions physiques, en passant par les menaces, insultes et attouchements.

Dans 94% des cas, la victime était une femme. Et les sentiments exprimés par les personnes qui ont signalé ces actes étaient majoritairement la colère, le dégoût et l'impuissance face à cette situation.

L'association EyesUp relève que, depuis le lancement de l'app, il n'y a eu que deux jours où aucun acte n'a été signalé par ce biais. Ce qui tend à démontrer que cet outil répond à un véritable besoin.

Aucun canton épargné

«Ces premiers chiffres romands montrent l'ampleur du problème: le harcèlement sexuel n'épargne aucun canton et représente un risque quotidien pour des centaines de femmes et d'hommes», indique-t-elle dans un communiqué diffusé mardi.

Si les données de ces quatre premiers mois d'activités ne suffisent pas à tirer des analyses précises par ville, ou même par canton, EyesUp entend poursuivre la promotion de cet outil afin de combattre le plus efficacement possible le sexisme et le harcèlement de rue.

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