Actualisé 02.04.2013 à 15:10

TennisL'arbitre qui avait accusé Noah de dopage condamné

L'homme qui avait laissé entendre que l'ancien tennisman Yannick Noah se dopait a été reconnu coupable.

Yannick Noah avait saisi la justice française concernant des propos laissant entendre qu'il se dopait.

Yannick Noah avait saisi la justice française concernant des propos laissant entendre qu'il se dopait.

L'ancien arbitre international suisse Milan Sterba a été condamné en diffamation mardi à une amende de 800 euros avec sursis pour avoir accusé l'ancien tennisman français Yannick Noah d'avoir «pris des produits», sur le site internet suisse de 20 Minutes.

Le tribunal correctionnel de Paris a en outre condamné M. Sterba, qui n'était présent ni à l'audience ni au délibéré, à verser 5000 euros de dommages et intérêts à Yannick Noah.

Dans un entretien de mars 2011, titré «Yannick Noah n'a pas toujours été honnête», M. Sterba affirmait qu'il était «de notoriété publique» que Yannick Noah «prenait des produits». L'ancien arbitre disait avoir été «témoin de ces pratiques» lors de la victoire du joueur à Roland Garros en 1983, «une victoire qu'il n'aurait jamais dû conserver».

«Les yeux explosés»

Milan Sterba affirmait aussi que lors de son quart de finale, Noah était sorti du court à plusieurs reprises et «revenait à chaque fois les yeux explosés».

Lors de l'audience, le 19 février, l'avocat de l'ancien tennisman, Me William Bourdon, avait estimé qu'il s'agissait de propos «indiscutablement diffamatoires» et rappelé le contexte dans lequel ces propos avaient été tenus.

Noah avait pris position

Peu de temps avant l'interview litigieuse, celui qui a longtemps occupé la première place du classement des personnalités préférées des Français avait publié une tribune publiée dans le Monde au sujet du dopage.

Noah y accusait les sportifs espagnols d'avoir trouvé la «potion magique» et proposait «dans une sorte de raisonnement par l'absurde» que tout le monde ait accès à cette potion, avait rappelé Me Bourdon.

Dès lors, avait souligné l'avocat, M. Sterba avait «chargé d'article en article» son client.

Le tribunal a en revanche relaxé le responsable du journal. (afp)

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