Actualisé 22.01.2014 à 12:16

WebL'arc-en-ciel musical s'emmêle les pinceaux

Tout le monde parle de la Google Music Timeline depuis son lancement, et pour cause: elle n'est vraiment pas au point.

de
Julien Delafontaine
A première vue, l'application en jette. C'est ensuite que ça coince.

A première vue, l'application en jette. C'est ensuite que ça coince.

Une application qui présente les différents styles et artistes ayant marqué l'histoire de la musique ces soixante dernières années, tel est le concept de la Google Music Timeline. Lancé il y a peu, ce service possède de sacrés arguments pour devenir un must auprès des musicos. Son atout, c'est la facilité d'utilisation. En déplaçant la souris d'ordinateur sur la frise multicolore, on découvre une sélection d'albums ayant marqué la période consultée. Son autre point fort: pouvoir acheter, sur le magasin en ligne Google Play, les albums emblématiques proposés.

Malgré tout ça, l'application est en train de devenir la risée du web à cause de ses réponses plus que surprenantes. Le chanteur de r'n'b Craig David est présenté comme un ponte de la house en 2001; Elvis Presley est l'un des artistes les plus en vue l'année suivante, à savoir vingt-cinq ans après sa mort. Face au «bad buzz», Google a expliqué les réponses données par son programme. Elles sont le fruit de l'analyse des bibliothèques des utilisateurs de Google Play. Concrètement, ça signifie que c'est une photographie de ce qu'écoutent les gens actuellement et non de ce qu'ils écoutaient à l'époque. Ainsi, la sortie d'un best of à succès, comme pour Presley, ou d'un remix de Craig David fausse la donne.

Google est certain que le service s'affinera lorsque plus de personnes utiliseront son magasin en ligne. D'ici là, la Timeline «A History of Modern Music», créée par le «Guardian» en 2011, fait toujours référence.

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