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Révolution de jasminL'argent des ex-dirigeants difficile à obtenir

Tunisie et Egypte ont peu de chance de récupérer l'argent de leur ancien président, bloqué sur des comptes à l'étranger.

Les demandes de la Tunisie et de l'Egypte pour récupérer l'argent de leurs anciens dirigeants ont peu de chances d'aboutir.

Les informations contenues dans les demandes des deux pays sont insuffisantes pour accorder l'entraide judiciaire, a déclaré à la «NZZ am Sonntag» Folco Galli, porte-parole de l'Office fédéral de la justice (OFJ). La Confédération l'a fait savoir aux deux pays dans une note diplomatique envoyée le 30 mars dernier.

Les demandes d'entraide judiciaire de la Tunisie et de l'Egypte sont trop sommaires et les reproches à charge des anciens dirigeants ne sont pas suffisamment étayés. L'OFJ a cependant décidé d'envoyer des experts judiciaires dans les deux pays afin de soutenir ces demandes. En Tunisie, un expert suisse s'est d'ailleurs déjà entretenu avec le procureur général, les autorités anti-corruption et la banque centrale, selon le porte-parole de l'OFJ. Des rencontres semblables sont prévues en Egypte.

Au début de l'année, plusieurs dizaines de millions de francs ont été bloqués en Suisse après la chute des présidents Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Egypte. Les autorités des deux pays ont ensuite envoyé plusieurs demandes d'entraide judiciaire à la Suisse afin de récupérer l'argent des anciens dictateurs. (ap)

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