Proche-Orient: L'Argentine reconnaît l'Etat Palestinien
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Proche-OrientL'Argentine reconnaît l'Etat Palestinien

La présidente argentine Cristina Kirchner a écrit à son homologue palestinien Mahmoud Abbas pour lui annoncer que son pays «reconnaît la Palestine comme un Etat libre et indépendant à l'intérieur des frontières de 1967», a annoncé lundi le chef de la diplomatie Hector Timerman.

La reconnaissance, par l'Argentine, de la Palestine comme Etat libre et indépendant a été jugée «regrettable» par Israël.

Le Brésil a pris vendredi une décision identique et l'Uruguay devrait maintenant suivre, selon M. Timerman. «Le gouvernement argentin partage avec ses partenaires du Mercosur, Brésil et Uruguay, que le moment est arrivé de reconnaître la Palestine comme un Etat libre et indépendant», a ajouté le ministre.

«Malgré les efforts réalisés, les objectifs fixés par la Conférence de paix de Madrid en 1991 et les Accords d'Oslo en 1993 n'ont pas été atteints, ce qui a été source d'une profonde frustration», a-t-il poursuivi, lisant la déclaration du ministère des Affaires étrangères.

L'Argentine montre «à travers cette décision son profond intérêt de voir se produire une avancée définitive dans le processus de négociation qui conduise à l'établissement d'une paix juste et durable au Proche-Orient», a encore dit M. Timerman.

Joie côté palestinien

L'ambassadeur palestinien en Argentine, a immédiatement réagi en parlant de «jour de joie et d'enthousiasme».

«Reconnaître l'Etat palestinien en une réaction non-violente que la communauté internationale doit avoir en réponse à l'expansion et à la permanente construction de colonies israéliennes en territoire palestinien qui mettent en danger la solution basée sur deux Etats», a-t-il ajouté.

Le gouvernement palestinien «s'attend à ce que d'autres pays de la région se prononcent de manière similaire».

«Déception» israélienne

Israël a jugé «regrettable» et «décevante» la décision de l'Argentine, a déclaré le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. «Cette décision ne contribuera en rien à changer la situation entre Israël et les Palestiniens», a affirmé le porte-parole israélien, Yigal Palmor.

«C'est une déclaration décevante qui est contraire à l'esprit des accords entre Israël et Palestiniens et de la négociation de paix», a souligné M. Palmor, estimant que «si l'Argentine avait voulu faire une véritable contribution à la paix, il existe d'autres moyens que ce geste purement rhétorique».

Pendant la guerre des Six jours de juin 1967, Israël avait occupé Jérusalem-est et la Cisjordanie, le plateau syrien du Golan, la bande de Gaza et le Sinaï égyptien. L'Etat hébreu s'est retiré du Sinaï en 1982 et de la bande de Gaza en 2005. (ats)

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