Finance: L'argument de la proximité se paie cher à la Raiffeisen
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FinanceL'argument de la proximité se paie cher à la Raiffeisen

Les clients de la coopérative s'acquittent de commissions élevées en comparaison avec les autres prestataires.

par
laf
La banque facture des commissions annuelles de 228fr., ce qui place létablissement à la onzième place sur les 15 banques évaluées.

La banque facture des commissions annuelles de 228fr., ce qui place létablissement à la onzième place sur les 15 banques évaluées.

Keystone/Gaetan Bally

Raiffeisen ne peut pas se targuer d'avoir les tarifs les plus avantageux, selon une étude du comparateur en ligne moneyland.ch. Pour un paquet bancaire comprenant des cartes de débit et de crédit avec 10'000 fr. placés sur un compte privé et 50'000 fr. en épargne, la coopérative bancaire facture des commissions annuelles de 228 fr., ce qui place l'établissement à la onzième place sur les 15 banques évaluées. C'est Postfinance qui s'en sort le mieux, le même client payant 53 fr., contre 61  fr. chez Credit Suisse et 115 fr. chez UBS.

«Raiffeisen est au milieu de classement en matière de transactions de paiement et de cartes de crédit, a commenté dans la «NZZ am Sonntag» Benjamin Manz, directeur général de Moneyland, «dans les transactions boursières et la gestion d'actifs, il s'agit d'un fournisseur plutôt onéreux». L'expert bancaire Dominik Weber, du portail Comparis, en arrive à une conclusion similaire lors de l'analyse des crédits hypothécaires: «Les taux d'intérêt indicatifs de Raiffeisen sont légèrement supérieurs à la moyenne du marché. Les clients sont apparemment prêts à payer un supplément car ils apprécient la proximité de la succursale et les racines régionales de la banque.»

Cet argument pourrait être remis en cause, relève l'hebdomadaire zurichois. Depuis 2000, le nombre de points de vente est passé de 1300 à 900. Le patron Patrik Gisel vient d'annoncer une réduction à 750 succursales.

Retour aux racines prôné

Retour aux racines prôné

La banque doit revenir à ses racines de coopérative, selon Felix Walker. «L'objectif de Raiffeisen est l'entraide mutualisée. Ce principe coopératif doit servir les membres et non les organes de gestion», a expliqué le prédécesseur de Pierin Vincenz à la tête de l'établissement bancaire. En détention préventive pour gestion déloyale, ce dernier s'est vu pour sa part retirer deux mandats supplémentaires, à l'Université de Saint-Gall et au sein de l'Organisation suisse des soins et de l'adoption des enfants, rapporte le «SonntagsBlick».

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