Prison d'Orbe (VD): L'armada de policiers a travaillé pour des prunes
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Prison d'Orbe (VD)L'armada de policiers a travaillé pour des prunes

Les Etablissements de la plaine de l'Orbe ont été passés au peigne fin, mardi. Les moyens déployés tranchent avec le maigre butin déniché.

par
Francesco Brienza
La fouille a nécessité l'intervention de plus de 170 policiers.

La fouille a nécessité l'intervention de plus de 170 policiers.

Plus de 170 policiers, 90 agents pénitentiaires et un vaste périmètre bouclé: les forces de l'ordre ont mis le paquet pour sonder le moindre recoin des Etablissements de la plaine de l'Orbe (EPO), mardi. L'opération était planifiée depuis des semaines. Pour le canton de Vaud, c'était même une première, voulue par la nouvelle cheffe du Département des institutions et de la sécurité Béatrice Métraux. Objectif: mettre la main sur des armes, des téléphones portables ou des produits stupéfiants. D'où la présence de spécialistes venus spécialement de Genève et de Fribourg pour prêter main forte. «Mais il s'agit d'une fouille préventive, a toutefois nuancé Sylvie Bula, directrice du Service pénitentiaire. Elle ne répond ni aux évasions de l'an dernier ni aux émeutes dans la prison genevoise de Champ Dollon.»

Réveil brutal donc, pour les 155 détenus des EPO, tirés du lit à 6 h et spectateurs de l'examen minutieux de leur cellule. La cour, les parties communes et tous les ateliers ont subi le même sort. «Il s'agissait d'envoyer un signal clair», a insisté Sylvie Bula. Bilan des fouilles, à 16 h: un téléphone portable, une faible quantité de drogues douces et des médicaments. «Je salue le fait que rien de grave n'a été trouvé, s'est félicitée Sylvie Bula. Cela démontre la qualité du travail du personnel durant toute l'année.»

L'opération, qui s'est déroulée dans le calme, a été qualifiée de «réel succès». On ignore toutefois son coût. Seule certitude: elle sera reconduite.

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