L'armée américaine affirme avoir arrêté un agent iranien
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L'armée américaine affirme avoir arrêté un agent iranien

L'armée américaine a affirmé avoir arrêté jeudi dans le nord de l'Irak un agent iranien, officier d'une unité d'élite des Gardiens de la révolution.

Dans les violences, quatre personnes ont été tuées dans deux attentats à Bagdad.

«Les forces de la coalition ont arrêté aujourd'hui à Souleimaniyeh un officier de la force al-Qods, unité d'élite des Gardiens de la révolution» iraniens, affirme ce communiqué du commandement de l'armée américaine en Irak.

«Cet individu est impliqué dans le transfert en Irak d'engins explosifs» capables de percer les blindages, précise encore ce communiqué.

«Des renseignements indiquent également qu'il est impliqué dans l'infiltration et l'entraînement de terroristes étrangers en Irak», ajoute aussi le texte, qui ne donne aucune autre information.

Attaques en baisse

Peu auparavant, un responsable du gouvernement autonome kurde avait fait état de l'arrestation à l'aube d'un ressortissant iranien, membre d'une délégation d'hommes d'affaires, par des soldats américains à Souleimaniyeh, dans le Kurdistan irakien, à 330 km au nord de Bagdad. Et des responsables iraniens assurent eux aussi que l'homme fait partie d'une délégation commerciale.

A Bagdad, le numéro deux de l'armée américaine en Irak, le général Ray Odierno, a assuré que les attaques étaient revenues à leur niveau d'avant l'attentat contre une mosquée de Samarra (nord) de février 2006, qui avait embrasé la violence entre chiites et sunnites.

«Les attaques à travers l'Irak sont retombées à leur plus bas niveau depuis l'attentat contre la mosquée chiite de Samarra», a-t- il déclaré.

Haut lieu de pèlerinage, le mausolée chiite de Samarra, ville majoritairement sunnite située à 120 km au nord de Bagdad, avait été dynamité le 22 février 2006. Son dôme en or, chef d'oeuvre architectural vieux de 1200 ans, avait été détruit. Cet attentat avait déclenché une flambée de violences confessionnelles entre communautés chiite et sunnite.

Explosion d'un engin piégé

«Les actes de violence ont baissé de 50% depuis le début de l'année à Bagdad», a également affirmé le général Odierno. Le nombre de victimes civiles a également «considérablement baissé, de 32 à 12 par jour», selon lui.

Mais quatre personnes ont été tuées jeudi dans deux attentats à Bagdad, dont un attentat à la voiture piégée dans le quartier chiite de Sadr City, ont indiqué des responsables irakiens de la sécurité.

Une engin piégé a explosé vers 8 h (6 h en Suisse) au passage d'une patrouille de police dans le quartier de Zayouna (centre), selon deux sources aux ministères de l'Intérieur et de la Défense.

Un civil, simple passant, a été tué et neuf autres personnes ont été blessées, dont deux policiers.

Véhicule sur une dépanneuse

Plus tard, trois personnes, dont deux soldats, ont été tuées et onze blessées dans l'explosion d'une voiture piégée à un poste de contrôle sur un pont marquant l'entrée du quartier de Sadr City, bastion chiite dans le nord-est de la ville, toujours selon les mêmes sources.

Le véhicule piégé se trouvait sur une dépanneuse. L'explosion n'a pas détruit le pont qui enjambe un chenal d'eaux usées, ont précisé ces sources.

Mardi, l'explosion d'une voiture piégée suivie de tirs de mortiers sur le parking d'une morgue, en plein centre de la capitale, avait fait au moins sept tués.

A Washington, le président américain George W. Bush s'est lui déclaré «attristé» jeudi par la mort de civils dans une fusillade dimanche dernier à Bagdad. Mais il a déclaré vouloir attendre de savoir exactement ce qui s'était passé avant de se prononcer sur les effets de l'embarrassante affaire Blackwater, compagnie de sécurité américaine impliquée dans ces décès. (ats)

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