Actualisé 24.04.2019 à 18:31

Suisse

L'armée attend toujours son nouveau lance-mine

Le nouveau système de mortier pour l'armée suisse approuvé par le Parlement en 2016 prend du retard. Des problèmes techniques sont en cause.

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Un char Piranha en action sur la place d'arme de Bière (VD).

Un char Piranha en action sur la place d'arme de Bière (VD).

Keystone/Laurent Gillieron

En septembre 2016, le Parlement a approuvé l'achat d'un nouveau système de mortier. Le programme d'armement prévoit d'acheter 32 lance-mines Cobra, développés par Ruag. Ceux-ci doivent être montés sur des chars Piranha de la compagnie Mowag. L'ensemble doit être acheté pour 404 millions de francs.

Les nouveaux mortiers sont destinés à remplacer les lance-mines de 12 centimètres qui ont été désaffectés en 2009. Ils doivent être livrés entre 2018 et 2022.

La livraison risque pourtant de ne pas se faire dans les délais. Un retard qui s'explique par des problèmes techniques, précise à Keystone-ATS une porte-parole de Ruag Kirsten Hammerich, confirmant une information des journaux Tamedia de mercredi. Elle n'a pas pu se prononcer sur une date de livraison.

Trois ans de retard

Armasuisse part du principe que la livraison aura lieu entre 2024 et 2025, selon sa porte-parole Jacqueline Stampfli. L'état d'avancement du projet ne permet pas encore de conclure un contrat en série. Les essais nécessaires n'ont pas encore été effectués, précise Mme Stampfli à Keystone-ATS. Ce contrat sera signé dès que le statut du projet le permettra. La livraison du prototype est pour l'instant retardée de 34 mois.

Selon Ruag, un prototype du lance-mine Cobra, présenté à la foire aux armes Idex à Abu Dhabi en 2015, a été remis à Mowag en décembre 2018. Si les essais techniques du prototype et les essais avec les troupes sont couronnés de succès, un contrat de série pourrait être conclu, souligne la porte-parole.

Ruag n'a pas non plus fourni d'informations concrètes sur les coûts occasionnés par le retard. Les coûts de développement se sont avérés plus élevés que prévu. Toutefois, les dépassements seraient supportés par Ruag et n'auraient donc pas d'incidence sur le facture finale du projet.

La porte-parole de l'entreprise d'armement ne s'est pas non plus prononcée sur une amende de 726'000 francs, que Ruag a dû payer à Mowag suite au retard, selon les informations de Tamedia. Elle a mentionné la clause de confidentialité du contrat.

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