Congo: «L'armée congolaise est responsable d'exactions cruelles»
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Congo«L'armée congolaise est responsable d'exactions cruelles»

Human Rights Watch (HRW) a dénoncé mardi «les crimes de guerres commis par les soldats de l'armée congolaise» dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

L'ONG a demandé à une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU en visite à Kinshasa de les «condamner vigoureusement».

«L'armée congolaise est responsable d'exactions répandues et cruelles contre ses propres concitoyens qui équivalent à des crimes de guerre», affirme dans un communiqué Anneke Van Woudenberg, de la division Afrique de l'organisation de défense des droits de l'Homme basée à New York.

«Les membres du Conseil de sécurité devraient informer le président Joseph Kabila que les soldats du maintien de la paix de l'ONU ne peuvent pas appuyer des opérations militaires au cours desquelles des crimes de guerre sont commis», ajoute-t-elle.

Ils devraient également l'informer «que la poursuite de leur appui dépendra de l'action concrète entreprise par le gouvernement congolais pour faire cesser ces crimes», poursuit Mme Woudenberg.

Présents lundi à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu (est), les diplomates des 15 Etats membres du Conseil de sécurité devaient rencontrer mardi à Kinshasa les dirigeant congolais, dont le président Kabila.

Depuis la fin d'une opération conjointe inédite des armées rwandaise et congolaise menée dans l'est - du 20 janvier à fin février - contre les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) appuie les militaires congolais dans la traque des rebelles.

«Mensonges»

A Kinshasa, le ministre congolais de l'Information a dénoncé des «mensonges» et accusé HRW de se ranger du côté des rebelles. «Ça devient vraiment ridicule (...) Nous allons mettre fin à toutes ces accusations», a dit Lambert Mende.

«C'est presque mot pour mot le communiqué des FDLR. Nous avons maintenant la preuve que HRW est du côté des FDLR. Je pense que cela aura des conséquences, mais d'abord le gouvernement va se réunir pour étudier les mesures à prendre», a-t-il ajouté.

(ats)

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