Actualisé 27.07.2015 à 18:22

France

L'armée n'avait pas le droit de puiser l'eau française

Une polémique a éclaté sur l'utilisation du lac français des Rousses pour abreuver les vaches du Jura vaudois. La Suisse était en tort et l'armée a présenté ses excuses lundi.

Les hélicoptères ont déjà acheminé 1000m3 d'eau vers les alpages.

Les hélicoptères ont déjà acheminé 1000m3 d'eau vers les alpages.

Pendant les fortes chaleurs de ces dernières semaines, les cheptels qui paissent dans le Jura vaudois ont cruellement manqué d'eau. Pour ravitailler ces 20'000 têtes, les autorités ont fait appel à l'armée, qui a mis à leur disposition trois Super Puma. Depuis mardi dernier, ces hélicoptères multiplient les allers-retours entre différents points d'eau de la région et les bassins de rétention créés. Mais pas seulement.

En effet, une polémique a éclaté jeudi en France. «Pour sauver ses vaches, la Suisse 'vole' de l'eau en France», titrait de manière provocatrice dimanche matin le «Parisien». Pour des raisons d'efficacité, l'armée suisse a puisé l'eau du lac des Rousses, sur le territoire français, plus proche de l'emplacement des vaches, gagnant ainsi du temps.

Mauvaise interprétation

Les Forces aériennes suisses ont bien demandé l'autorisation à Paris de pouvoir survoler l'Hexagone pendant trois jours, ce qui a été accepté. Cependant, la notification a été mal interprétée par la Suisse, car le prélèvement de l'eau nécessitait également l'autorisation de la Préfecture du Jura. Face à cette situation, l'armée suisse a ainsi présenté ses excuses à l'Etat français, par le biais d'un communiqué.

Aussi dans des rivières protégées

Un autre couac est survenu mercredi, annonce «La Côte». De son propre chef, un pilote a cru bon d'aller puiser de l'eau dans l'Orbe et dans le lac de barrage de l'Aubonne. Or, ces rivières sont particulièrement affaiblies par la canicule. «Leur niveau est au plus bas et leurs températures atteignent des valeurs extrêmement préoccupantes pour la faune piscicole. Si les conditions devaient perdurer, la situation deviendrait critique», relevait un communiqué des autorités du 17 juillet. Les autorités avaient alors interdit tout pompage dans ces cours d'eau.

«Il s'agit d'une erreur: elle a été corrigée immédiatement. Nous tenons à présenter nos excuses», a plaidé Denis Froidevaux, chef de l'état-major cantonal de conduite au quotidien local. Une bévue qui ne remet pas en cause l'opération, assure-t-il. (20 minutes)

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