Données militaires dévoilées: L'armée ne poursuivra pas le faux «major Schild»
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Données militaires dévoiléesL'armée ne poursuivra pas le faux «major Schild»

Un journaliste avait leurré fin février des soldats afin qu'ils lui envoient des documents confidentiels. L'armée a désormais décidé de fermer l'oeil et de n'engager aucune poursuite judiciaire.

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daw/ofu

«Un seul homme nique tout le système» ou encore «C'est donc comme ça que ça se passe avec les documents confidentiels?» La publication d'une vidéo sur Facebook et Instagram, fin février par un journaliste du magazine «Izzy», avait suscité une vague de réactions peu flatteuses pour l'armée. Le jeune homme était en effet parvenu à se faire remettre des données militaires confidentielles par le biais d'une simple ruse (lire encadré).

Contactée à l'époque par «20 Minuten», l'armée avait précisé que le document remis au journaliste, soit le plan des gardes d'une place d'armes, n'avait aucune incidence sur la sécurité du pays. Mais: «Il n'est pas moins délicat pour la sécurité de l'unité concernée», avait-elle souligné tout en se réservant d'engager des mesures juridiques. Pour rappel: une personne se rendant coupable d'usurpation de fonction risque jusqu'à 3 ans de prison.

Or, comme le révèle «20 Minuten» ce vendredi, l'armée a finalement décidé de fermer l'oeil sur les agissements du journaliste. Le reporter, tout comme les membres de l'armée qui lui avaient remis le plan des gardes, ne risquent aucune sanction. «Nous avons pris des mesures internes en sensibilisant la troupe», écrit Delphine Allemand, porte-parole de l'armée. Et d'ajouter: «Il s'agit d'un cas isolé qu'on doit prendre avec humour.»

Il se fait passer pour le «major Schild»

Le journaliste d'«Izzy» avait appelé une place d'armes depuis un studio radio tout en se faisant passer pour le «major Schild». En prenant soin de prendre un air dirigeant et d'utiliser un jargon militaire, il avait demandé à son interlocuteur de bien vouloir lui envoyer par e-mail le plan des gardes afin d'y apporter des modifications. Pour cela, il s'était même créé un faux courriel: major.schild.admin@mail.com. L'homme au bout du fil s'était exécuté sans poser de questions.

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