Colombie : L'armée riposte à une embuscade des Farc
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Colombie L'armée riposte à une embuscade des Farc

Au moins 31 combattants de la guérilla des Farc ont été tués dans l'est de la Colombie, où l'armée avait subi une embuscade meurtrière il y a trois jours.

Samedi, onze militaires avaient été tués dans une embuscade.

Samedi, onze militaires avaient été tués dans une embuscade.

«Nous avons effectué une opération avec l'armée de l'air et un débarquement de troupes, qui a fait 31 morts et trois blessés», a déclaré le général Ernesto Maldonado, commandant de la 8e division en activité dans la région.

Des affrontements entre l'armée colombienne et le groupe rebelle ont duré plusieurs heures depuis mardi et se sont conclus par une opération militaire de grande envergure menée mercredi à l'aube dans la province d'Aurauca, située à la frontière avec le Venezuela.

«Félicitations à nos forces armées», a déclaré le président colombien Juan Manuel Santos dans un message publié sur son compte Twitter, où il avait précédemment évoqué un bilan de 24 guérilleros tués et dix capturés.

«C'est un grand coup porté aux Farc dans l'Arauca, où ils ont tué nos soldats», a ajouté M. Santos.

Embuscade meurtrière

Dans cette même région, une unité des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) avait tendu samedi une embuscade à une patrouille militaire, provoquant la mort de onze soldats, l'attaque la plus meurtrière depuis le début de l'année.

M. Santos avait déploré à cette occasion un «manque de rigueur de l'armée» face aux Farc, la principale guérilla du pays avec près de 9000 combattants repliés essentiellement dans les régions de montagne et de jungle, à la suite d'une série de revers militaires.

Des récompenses de près de 2 millions de dollars ont été proposées afin de permettre la capture des chefs des rebelles dans la province d'Aurauca, où opèrent les Farc ainsi que l'Armée nationale de libération (ELN), autre guérilla d'extrême gauche, qui compte quelque 2500 hommes.

Au cours des combats de mardi, l'armée avait saisi un arsenal composé notamment d'une mitrailleuse, de plusieurs fusils et pistolets, ainsi que des bombes.

Ces événements surviennent alors que la guérilla des Farc, fondée en 1964, a affirmé en mars vouloir faire le «pari de la paix» et réitéré sa promesse de libérer les dix policiers et militaires encore détenus en otage. Mais les rebelles et les autorités s'opposent toujours sur les modalités d'un dialogue.

(ats)

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