Renseignement: L'armée suisse aurait trop d'espions
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RenseignementL'armée suisse aurait trop d'espions

Selon la RTS, un tiers des postes au Service de renseignement de l'armée (SRA) serait en danger. Gauche et droite montent au créneau.

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dmz/ats

Dans le cadre du projet de redimensionnement de l'armée, qu'Ueli Maurer devrait présenter cet automne, le ministre de la Défense propose de biffer vingt des soixante poste du SRA. Pour atteindre l'effectif de 100'000 hommes, l'armée devrait donc couper dans tous les secteurs, révèle la RTS.

Contacté par nos confrères, le Département fédéral de la Défense (DDPS) n'a pas souhaité commenter l'information. Mais les élus membres des commissions de sécurité ont déjà organisé la résistance.

Au Conseil national, c'est le Parti socialiste qui mènera la fronde. Aux Etats, c'est l'UDC qui tentera de faire inverser la tendance. En effet, tant à gauche à droite, on estime qu'au lieu de couper dans le budget, il faut investir dans le renseignement. Car il s'agit, pour tous, de la base d'une armée moderne et de qualité.

Mieux parler à la population

S'il ne s'est pas exprimé sur le SRA, Ueli Maurer a annoncé vendredi que vouloir faire un effort de communication à propos de la réforme de l'armée. But: éviter d'essuyer un refus comme avec le Gripen dimanche passé. C'est pourquoi le dossier ne sera transmis au Parlement qu'à l'automne.

Selon le conseiller fédéral UDC, les citoyens suisses ont dit «non» aux Gripen car ils n'ont manifestement pas obtenu de réponses claires et détaillées à toutes les questions qu'ils se posaient. Il y a donc des lacunes à combler dans ce domaine.

Ueli Maurer veut le faire dans les prochaines semaines «de façon claire et compréhensible». La disponibilité de l'armée de l'air 24 heures sur 24, la défense sol-air ou le thème des drones seront notamment abordés, a précisé le chef de la communication du DDPS, Peter Minder.

Le projet vise d'abord à ce que l'armée puisse être mobilisée au pied levé. Elle devrait aussi de nouveau être entièrement équipée. Autre objectif prioritaire, une meilleure instruction de la troupe. Enfin, les militaires devraient être plus proches de la population.

Critiqué lors de la consultation

Le message remanié devra tenir compte des critiques émises lors de la consultation. La réforme qui devrait être appliquée entre 2016 et 2020 prévoit d'abord une réduction des effectifs de 180'000 à 100'000 militaires et une révision du rythme du service. Les écoles de recrue ne seraient plus qu'au nombre de deux par année au lieu de trois et elles seraient raccourcies de 21 à 18 semaines.

La durée des cours de répétition devrait passer de trois à deux semaines, ce qui a été critiqué lors de la consultation. Plusieurs milieux ont en outre demandé une meilleure harmonisation des formations civile et militaire.

Les cantons souhaitent quant à eux que davantage de moyens soient mis à disposition pour l'appui aux autorités civiles. Ils attendent aussi une meilleure coordination entre l'armée et la protection de la population.

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