Actualisé 01.08.2010 à 20:31

fraude

L'arnaque à la fausse bague en or est de retour

L'été profite aux escrocs. Parallèlement au bonneteau, la vente de bijoux de pacotille perdure.

de
Gary Grenier
Les malfrats vendent leur marchandise entre 50 et 100 fr.

Les malfrats vendent leur marchandise entre 50 et 100 fr.

«Je marchais dans la rue quand un type est venu me demander si la chevalière «trouvée parterre» m'appartenait, raconte Didier. Quand j'ai répondu que non, il m'a assuré que ça valait de l'argent et a voulu me la vendre entre 50 et 100 francs, ce que j'ai refusé.» Nos témoins n'ont pas tous été aussi méfiants face à ces mendiants qui sèment de fausses bagues en or. Les escrocs agissent en particulier dans les quartiers de Champel, de Carouge et des Eaux-Vives. Selon la police genevoise, ces arnaqueurs d'origine roumaine utilisent diverses techniques pour refourguer ces anneaux en laiton munis d'un poinçon (18k/750). L'une consiste à les vendre directement dans la rue. L'autre, à les perdre volontairement pour mendier auprès de celui qui les découvre. Les victimes préférant rester discrètes, difficile pour la police d'estimer le nombre de dupés. «Rares sont ceux qui portent plainte, explique Philippe Cosandey, de la police cantonale genevoise. La majorité de ceux qui nous ramènent ces objets préfèrent les déclarer trouvés, sans dire qu'ils se sont fait avoir». Une démarche semblable à celle des proies du canton de Vaud, où cette forme de fraude recommence à se développer. La semaine dernière, la police de l'Ouest lausannois a d'ailleurs appelé la population à la vigilance.

Une aubaine

Une aubaine

Les Fêtes de Genève font le bonheur des touristes et des badauds, mais aussi celui des fraudeurs. Tant dans les rues basses que sur les quais, les pickpockets et les joueurs de bonneteau agissent en bandes bien organisées. Autre phénomène qui fait le malheur des exposants: les faux billets de 50 euros, 100 et 200 francs suisses. «Ce sont de vulgaires photocopies, mais avec le stress et tout ce qui passe entre nos mains, on peut pas tout voir», explique le responsable d’un stand du Jardin Anglais.

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