Actualisé 12.10.2016 à 11:04

Allemagne

L'arnaqueur Toyota a un nouveau terrain de chasse

Après avoir écumé les autoroutes suisses, l'escroc qui prétexte s'être fait voler et demande de l'argent jamais remboursé s'attaque aux automobilistes en Allemagne.

de
Camille Kündig/ofu

Le faux employé de VW, Toyota ou Honda, qui escroque les automobilistes pour pouvoir rentrer chez lui en Irlande, semble avoir trouvé un nouveau terrain de jeu. Ces derniers mois, il a arnaqué une vingtaine de personnes en Suisse.

Mais nos collègues alémaniques de «20 Minuten» ont récemment été contactés par l'Allemande B.B.: «J'ai rencontré l'homme le 5 octobre à Leinfelden-Echterdingen. Je me suis fait avoir et lui ai remis 120 euros.» Comme les autres victimes, il lui a montré une photo de son permis de conduire et lui a donné une fausse carte de visite VW pour la mettre en confiance. Ce n'est qu'après lui avoir donné de l'argent que B.B. est tombée sur les articles de «20 Minuten» concernant l'escroc.

«Nous avons ouvert une enquête»

Sans hésiter, l'Allemande a alors immédiatement contacté les forces de l'ordre. Josef Hönes, porte-parole de la police de Reutlingen (All), confirme: «La femme n'a pas récupéré son argent comme promis. Elle a donc porté plainte. Nous avons ouvert une enquête.»

H.D. a lui aussi croisé le chemin de l'Irlandais le 5 octobre en Allemagne, sur une aire d'autoroute de Baden-Baden en direction de Stuttgart: «Il avait l'air apeuré parce que ma chienne le reniflait. Il roulait à bord d'une Toyota foncée avec un de ces symboles chrétiens en forme de poisson à l'arrière du véhicule. Je lui ai donné 50 euros pour faire le plein.»

«J'étais méfiante»

Un jour avant de rencontrer les deux personnes en Allemagne, l'inconnu avait encore été aperçu à Sissach (BL) et Pratteln (BL) où il était parvenu à empocher 500 francs et 100 euros. La police de Bâle-Campagne confirme qu'elle enquête également contre lui.

L'Irlandais semble être confiant et ne pas craindre de se faire arrêter: avant de quitter la Suisse, il a accepté de faire un selfie avec une de ses victimes sur une aire d'autoroute à Estavayer-le-Lac (FR). Interrogée par «20 Minuten», la femme raconte: «J'étais méfiante, alors je lui ai demandé s'il était d'accord de faire une photo avec moi.» Et d'ajouter: «Après qu'il a dit oui, je lui ai donné 150 francs.»

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