11.08.2019 à 05:26

TenerifeL'art d'empiler les pierres, un fléau pour la nature

Construire des cairns le long des plages est devenu une pratique très prisée par de nombreux touristes et habitants mais qui chamboule le paysage et l'écosystème marins. À Tenerife, des environnementalistes démontent ces tourelles de pierres.

La Playa Jardin, au nord de Tenerife, se compose presque exclusivement de petites tourelles de pierres empilées qui se dressent artificiellement entre les chemins menant à la mer.

Cette mode d'entasser des roches pour en faire des oeuvres les plus artistiques possible, un sujet également très populaire sur Instagram, n'est toutefois pas du goût des écologistes espagnols.

Ainsi, la semaine dernière, environ 150 militants écologistes ont démantelé certaines des tourelles de la Playa Jardin et redistribué chaque pierre individuellement sur la plage. Une action qui s'est déroulée dans le cadre de la campagne #pasasinhuella («Ne laisser aucune trace»).

Les environnementalistes veulent maintenant installer une signalétique et, si nécessaire, obtenir une interdiction légale des tourelles – celle-ci est déjà en vigueur dans certains pays comme l'Islande.

Habitats détruits, plantes déracinées

Dans une vidéo (voir ci-dessus) réalisée dans le cadre de #pasasinhuella, un biologiste, membre du Parc national du Teide, explique les raisons pour lesquelles ces cairns nuisent à l'écosystème: «Les pierres constituent des abris pour des animaux tels que des araignées, des insectes ou des lézards. En outre, des espèces végétales poussent entre les pierres.» Autrement dit, changer la position des pierres pour les empiler les unes sur les autres constitue une atteinte directe à l'habitat des espèces et une destruction des racines des plantes.

À la Playa Jardin, de nombreux visiteurs ont déjà recommencé à construire de nouvelles tourelles...

(20 minutes)

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