Syrie: L'assaut sur Raqa lancé «dans quelques jours»
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SyrieL'assaut sur Raqa lancé «dans quelques jours»

Les Forces Démocratiques Syriennes ne se situent désormais qu'à quelques kilomètres du bastion de l'Etat islamique.

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Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)

Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)

Keystone
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)

L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)

Keystone
Plus d'un quart de million de Syriens ont déjà fui l'offensive du régime sur les régions rebelles du sud de la Syrie, selon l'ONU. (Lundi 2 juillet 2018)

Plus d'un quart de million de Syriens ont déjà fui l'offensive du régime sur les régions rebelles du sud de la Syrie, selon l'ONU. (Lundi 2 juillet 2018)

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L'alliance arabo-kurde soutenue par Washington s'est emparée de nouveaux territoires à l'ouest de Raqa, fief du groupe Etat islamique (EI) en Syrie. La bataille pour la reprise de cette ville va débuter «dans quelques jours», a annoncé samedi une porte-parole de l'alliance.

Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) mènent depuis novembre une offensive pour reprendre la région de Raqa aux mains des djihadistes. Elles sont parvenues à encercler progressivement le bastion de l'EI.

Ses combattants se sont emparés vendredi soir de la ville d'al-Mansoura, à environ 20 km au sud-ouest de Raqa. Ils ont mis la main samedi sur le barrage d'al-Baath sur l'Euphrate, adjacent à la ville, selon l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH).

Ils se trouvaient désormais à quelques kilomètres seulement au nord, à l'est et à l'ouest de Raqa. «Nous allons commencer dans quelques jours» à lancer l'assaut sur la ville, a déclaré Jihane Cheikh Ahmed, la porte-parole de l'opération «Bouclier de l'Euphrate».

Proche de la bataille finale

La progression des derniers jours «va permettre aux FDS d'étendre leur contrôle sur les rives sud de l'Euphrate et de renforcer le front ouest de Raqa avant le lancement de l'ultime bataille pour chasser l'EI de la ville», a expliqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, basé à Londres. «Nous sommes proches de la bataille finale», a-t-il ajouté.

Al-Mansoura et le barrage d'al-Baath étaient passés samedi au peigne fin «pour désamorcer les mines et traquer les derniers djihadistes», a précisé M. Abdel Rahmane. Selon le porte-parole des FDS, Talal Sellou, les FDS ont reçu «des armes et des équipements perfectionnés de la coalition internationale (...) en vue du lancement de la bataille de Raqa, qui est très proche».

Samedi, un journaliste de l'AFP présent à Ain Issa, une base opérationnelle des FDS, a vu passer un convoi de véhicules blindés conduits par des conseillers militaires étrangers de la coalition internationale antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis. Des camions transportant des bulldozers et d'autres équipements en faisaient partie. Les djihadistes peuvent toujours quitter Raqa par le sud, en traversant l'Euphrate, mais les FDS ne prévoient pas de boucler l'accès sud de la ville avant de la bataille finale. «Les FDS n'ont pas besoin d'isoler Raqa par le sud, car les avions de la coalition peuvent frapper les djihadistes lorsqu'ils traversent le fleuve», a précisé M. Abdel Rahmane.

«La bonne direction»

De son côté, le président syrien Bachar el-Assad a assuré que les pires heures de la guerre dans son pays appartiennent désormais au passé, après une série d'avancées de ses troupes sur le terrain, appuyées par l'allié russe. «Les choses vont aujourd'hui dans la bonne direction (...) car nous infligeons une défaite aux terroristes», a affirmé M. Assad dans une interview donnée à Damas à la chaîne de télévision basée en Inde WION.

«A moins que l'Occident (...) et ses alliés, ses marionnettes, soutiennent massivement ces extrémistes, je suis sûr que le pire est derrière nous», a déclaré le président syrien, dans un entretien publié samedi par la présidence syrienne. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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