France: L'Assemblée adopte la réforme des retraites
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FranceL'Assemblée adopte la réforme des retraites

Le projet de loi de réforme des retraites a été adopté mercredi par l'Assemblée nationale par 329 voix pour et 233 contre.

Les parlementaires UMP et Nouveau Centre ont approuvé le texte. Les socialistes et le groupe GDR (communistes, Parti de gauche, Verts et divers gauche) ont voté contre, tout en protestant vivement contre la suspension de séance décidée mercredi matin par le président de l'Assemblée Bernard Accoyer, alors que de nombreux députés d'opposition voulaient utiliser leur temps d'expression individuel.

«Ce qui s'est passé (mercredi) matin est particulièrement grave (...) pour des millions de Françaises et de Français qui nous ont élu et dont la voix mérite autant de respect que celle de la majorité», a déclaré Jean-Marc Ayrault, estimant que la «décision inqualifiable» de Bernard Accoyer «est toujours dans la ligne droite des dérives actuelles du pouvoir».

«Notre République perd ses repères lorsque des ministres confondent l'intérêt général et l'intérêt de l'UMP, lorsque la justice est instrumentalisée, lorsque la violation des droits fondamentaux vaut à la France des rappels de l'ONU et de l'Union européenne, lorsque la liberté de la presse est malmenée par l'utilisation illégale des services secrets et lorsque la souveraineté des élus de la Nation est méprisée», a-t-il accusé.

«Les Français doivent comprendre que si nous ne sommes pas parvenus aujourd'hui à faire entendre leurs revendications, (...) leur exaspération, leur colère tout simplement, que cela ne doit pas les conduire à la résignation ou à l'abattement parce que le combat continue, la bataille n'est pas finie», a-t-il promis.

En réponse, le président du groupe UMP Jean-François Copé a reproché aux socialistes d'avoir tenté la «bonne vieille technique du détournement de procédure», afin d'»essayer de retarder les débats».

«Vous n'avez pas résisté à y ajouter (...) les insultes personnelles, les injures», a-t-il lancé. «Vous avez essayé de traîner dans la boue le président de la République, le ministre du Travail». (ap)

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