19.02.2020 à 05:30

FootballL'Atalanta entend bien continuer de rêver

Miraculé de la phase de groupes, le club de Bergame accueille Valence mercredi à Milan en Champions League, pour ses premiers 8es de finale.

de
Yvan Mulone
LArgentin Alejandro «Papu» Gomez, 32 ans, est lun des piliers du club bergamasque. Il y joue depuis 2014.

LArgentin Alejandro «Papu» Gomez, 32 ans, est lun des piliers du club bergamasque. Il y joue depuis 2014.

Keystone/AP/Gianluca Checchi

C'est ce qui s'appelle passer «à la raclette». Participant pour la 1re fois à la plus prestigieuse des compétitions européennes, l'Atalanta a démarré par trois revers, l'automne dernier dans le groupe C. Fessée 4-0 par le Dinamo à Zagreb, battue 1-2 à Milan (le stade de Bergame n'est pas aux normes UEFA) par le Shakhtar Donetsk, puis écrasée 5-1 chez Manchester City, l'équipe de Gian Piero Gasperini semblait moribonde fin octobre. Mais un 1-1 en Italie face aux Anglais et deux victoires (2-0 contre les Croates puis 0-3 chez les Ukrainiens) lui ont offert une qualification pour les 8es de finale aussi étriquée que surprenante.

Enfin, pas si surprenante que ça pour qui suit la Serie A. Car l'Atalanta est bien le poil à gratter du championnat depuis plusieurs saisons. S'appuyant sur un secteur de formation très solide et capable de valoriser au mieux des transferts peu retentissants sur le papier, le club lombard, fondé en 1907 et vainqueur de la Coupe en 1963, progresse sans cesse depuis son retour dans l'élite, en 2011. Au point de se qualifier pour la Champions League en bouclant l'exercice 2018-2019 devant les clubs milanais et romains, au 3e rang, le meilleur classement de son histoire.

Son coach, c'est le style du bonhomme, ne s'enflamme pas pour autant. «Nous ressentirons beaucoup d'émotion et de fierté mais nous n'aurons pas peur, a dit Gasperini mardi. Valence possède un curriculum imposant. Le football espagnol est un football d'élite. Mais on est là pour jouer ce match comme on sait le faire. On l'attend depuis deux mois!» Les Espagnols de l'entraîneur Albert Celades, qui devront se passer notamment de Rodrigo, Coquelin, Garay, Piccini, Paulista et Florenzi, sont avertis: ils défieront une équipe au complet (le milieu international suisse Remo Freuler pourrait être titulaire) et décomplexée. Après sa qualification «à la raclette», l'Atalanta n'a peur de rien. 

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