Conseil d'Etat vaudois: «L'attitude nauséabonde de la droite n'a pas payé»

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Conseil d'Etat vaudois«L'attitude nauséabonde de la droite n'a pas payé»

La socialiste Rebecca Ruiz est arrivée en tête du premier tour de l'élection vaudoise de dimanche.

par
frb/xfz

Rebecca Ruiz est bien partie pour succéder au conseiller d'État sortant Pierre-Yves Maillard.

Le premier tour de l'élection complémentaire au Conseil d'Etat vaudois s'achève sur un ballottage très favorable à la socialiste Rebecca Ruiz qui obtient 46,59% des voix. Elle devance l'UDC Pacal Dessauges qui totalise 37,56%.

En troisième position, on trouve le PDC Axel Marion avec 6,03% des voix. Il est suivi par Jean-Michel Dolivo (Ensemble à Gauche) avec 4,12% des bulletins de vote et Anaïs Timofte (POP) avec 3,26% des voix. La participation est de 34,15%.

Jean-Michel Dolivo, la réaction à chaud

La gauche radicale partait divisée en vue de ce scrutin.

Rebecca Ruiz s'est dite très heureuse et surprise de ce résultat. Elle pensait être derrière son concurrent agrarien. Elle a pu faire le plein, même dans les communes traditionnellement de droite. Mais elle prévient: «rien n'est gagné». Pascal Dessauges reste déterminé. Selon lui, l'électorat de droite ne s'est pas complètement mobilisé et la clé du second tour se trouve dans la participation. «Il y a de la marge et chez l'UDC, et chez le PLR, a indiqué le démocrate du centre. Nous avons craint que Rebecca Ruiz soit élue dès le premier tour. Comme ce n'est pas le cas, nous allons travailler à fond. Il y a des accords à trouver avec le centre.»

Conseil d'Etat (1/3) - Portraits

Cinq candidats sont sur les rangs. Ils se présentent en vidéo.

L'analyse à chaud de l'UDC Pascal Dessauges

Pour le candidat agrarien, rien n'est joué. Le deuxième tour peut réserver des surprises.

A gauche bien sûr, on salue le résultat très net en faveur de Rebecca Ruiz. «Les attaques nauséabondes dignes d'une cour d'école issues de la droite n'ont pas payé», a déclaré sur La Télé Stéphane Montangero, député socialiste au Grand conseil. Axel Marion s'est montré quelque peu déçu de son score. Le centre n'a pas fait le plein parmi sa base. Une partie de son électorat a voté soit à gauche, soit à droite. Arrivé 3e, avec 6% des voix, le démocrate-chrétien ne semble pas emballé à l'idée de partir dans un second tour, mais il va concerter son parti:

Axel Marion dit sa déception à notre micro

Le candidat centriste a fait moins de voix qu'espéré.

Une chose est sûre: c'est la désertion partielle de l'électorat PLR qui explique la déconvenue du candidat de la droite. Comme lors des dernières élections au gouvernement vaudois, l'UDC peine à convaincre l'électorat de son allié PLR. Hors des villes, l'écart en faveur de la droite n'a pas été suffisant pour inquiéter la socialiste.

En plein dépouillement, le conseiller national vert Daniel Brélaz nous livrait son analyse.

Daniel Brélaz réagit aux résultats

Le géant vert, fin pronostiqueur, nous livre son analyse des résultats du premier tour de cette élection.

Bonne dernière de cette élection, Anaïs Timofte a payé selon elle son inexpérience en politique. Mais la jeune POP est satisfaite «d'avoir secoué le ronron de la politique vaudoise». Le deuxième tour est agendé au 7 avril.

Anaïs Timofte évoque un vote utile

Pour la candidate du POP, une partie de l'électorat de la gauche radicale a voté utile en choisissant le PS au premier tour.

(frb/xfz/ats)

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